Actualités du 24 mai 2020


  • Nous avons le plaisir de vous partager le podcast "Reclaim the Climate" réalisé par un groupe de personnes impliquées dans l’organisation et la réalisation du Justice Camp Climate. Ce podcast aborde plusieurs thèmes qui nous sont chers à Rencontre des Continents, de ceux qui nous décentrent et nous mettent en chantier. Au plaisir d’en discuter, une fois le confinement levé ! Belle écoute à vous !



    "Chaque dernier mercredi du mois, Reclaim the Climate explore les liens qui relient l’activisme social et écologique.



    Dans ces discussions, nous parlons du privilège, des relations de domination et de marginalisation dans les espaces militants, de la blancheur, du macho-héroïsme, des visions coloniales de l’écologie et de la « nature », de l’hétéronormativité et d’une foule d’autres choses qui nous semblent trop peu abordées lorsque on parle de climat. Nous parlons de nous, de nos expériences, de nos vies, de nos utopies, dans la langue dans laquelle nous nous sentons le plus à l’aise : français, néerlandais ou anglais.



    Ce podcast est destiné à celles et ceux qui ne veulent pas choisir un combat plutôt qu’un autre. Pour celles et ceux qui pensent que les victoires qui ont lieu au détriment d’autres groupes opprimés ne sont pas vraiment des victoires. Pour celles et ceux qui croient que toutes les formes d’oppression sur les humains et d’autres formes de vie sont interdépendantes et nécessitent des formes de résistance interconnectées pour être renversées. Pour les militant.e.s en collectif, qui occupent des espaces ou qui agissent directement, ainsi que pour celles et ceux qui veulent en parler avec leurs ami.e.s : parler d’une cause est aussi un moyen de l’aider à progresser."



    Le lien du site internet : https://www.reclaimtheclimate.be/





     



     



     



     



     



    Pour aller plus loin, allez voir le site du "Justice Camp Climate" qui aura lieu en Septembre 2020 : http://climatejusticecamp.be/




  • Cette pandémie révèle non seulement les inégalités mais également les failles de notre système, notamment et de manière criante, celles de notre système de santé. Soumis à des années d’austérité néolibérale, le collectif "Santé en lutte" dénoncait déjà ses pratiques avan la crise. Aujourd’hui, ilelles s’organisent pour accompagner au mieux les soignant.e.s dans cette situation difficile. Afin de soutenir celles et ceux qui nous soignent et nous protègent, plusieurs actions sont possibles de chez vous. Nous vous relayons la vidéo de Tout va bien-média sur ce sujet et ci-dessous l’appel du collectif de la Santé en lutte pour lutter avec elles et eux. Merci pour vnotre soutien !


    "Plus que jamais, La santé en lutte a besoin de votre soutien !



    Vous voulez soutenir le personnel soignant en première ligne dans la lutte contre le coronavirus ?


    Vous applaudissez à 20h tous les soirs mais vous sentez bien que ce n’est pas suffisant et qu’il faut aussi dénoncer les coupes budgétaires qui nous ont amenés dans cette situation dramatique dans les institutions de soins ?


    Vous pensez vous aussi qu’après cette épidémie, il faudra se battre pour des conditions de travail dignes ainsi que des soins de santé de qualité et accessibles à toutes et tous ?


    FAIRE UN DON


    En attendant de pouvoir descendre dans les rues nombreuses et nombreux pour porter ces revendications, soutenez le personnel des soins de santé organisé dans La santé en lutte en faisant des dons pour recevoir un t-shirt/une banderole sérigraphiés et en portant ainsi notre message, sur vous ou sur votre balcon !


    L’argent récolté servira exclusivement à organiser la lutte pour le refinancement des soins de santé qui sera plus que jamais à l’ordre du jour de la période post-confinement.


    Nous vous proposons donc de faire des dons à La santé en lutte via la plateforme Growfunding.
    https://growfunding.be/fr/bxl/lasanteenlutte


    Pour tout don supérieur à 15€, vous recevrez un magnifique t-shirt sérigraphié “La santé en lutte” OU une belle banderole sérigraphiée avec un message de soutien à accrocher à votre balcon pour contribuer à diffuser nos revendications


    Suite à votre don vous serez re-contacté·e par email pour les détails de la commande (adresse, t-shirt ou banderole, etc.)


    AFFICHER VOTRE SOLIDARITÉ


    Pour celles et ceux qui ont une imprimante chez eux, imprimez et affichez à votre fenêtre les affiches de ce post.


    Pour celles et ceux qui ont le temps, faites des banderoles revendicatives et déployez-les sur votre balcon.


    Et puis prenez-vous en photo avec votre famille, partagez-les sur les réseaux sociaux avec le tag #lasantéenlutte


    Envoyez-les nous aussi sur lasanteenlutte@gmail.com.


    Merci à toutes et tous pour votre soutien
    #Lasantéenlutte


    Lien pour télécharger les affiches : https://drive.google.com/…/19Gf8pxf7W2OqlPvCl9pmoS7rJ…/view…


    SIGNER LA PÉTITION


    "Maintenant on soigne, après nous réglerons nos comptes"


    Pour un refinancement des soins de santé, pour une amélioration des conditions de travail et pour un accès juste et gratuit pour toute la population, signez notre pétition !


    https://lasanteenlutte.org/signer-notre-petition/?fbclid=IwAR0zLflUYe6fgGXps1OlKbfMhmbqRTMTDgV-SQIf9NcuR79TdeMvlGJk4IA


    Si votre organisation ou association désire signer en son nom notre pétition, envoyez nous un e-mail à lasanteenlutte@gmail.com



    https://lasanteenlutte.org/la-sante-en-lutte-a-besoin-de-v…/


    Merci à toutes et tous pour votre soutien
    Merci aux ami.e.s du Réseau ADES pour leur travail de sérigraphie et leur aide."


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


     


  • Deux cartes blanches co-signées par RdC, à retrouver ci-dessous.

    • Covid-19, l’heure du choix


    Parution sur le site de Mediapart le 28/04/2020


    Co-signée par 220 citoyen.nes et 9 organisations, belges, suisses et françaises, issue.es du secteur privé, public et associatif (voir article).


    https://blogs.mediapart.fr/la-croissance-economique-et-le-vivant/blog/280420/covid-19-l-heure-du-choix


    220 citoyens et 9 organisations signent cette tribune. Ils sont français, belges et suisses issus du secteur privé, public et associatif. Ils veulent contribuer à la diffusion d’idées qui permettront à la société de l’après-crise de mettre en place des politiques qui respectent notre santé, les écosystèmes et le vivant en général. C’est essentiel pour éviter que des crises ne se répètent.


    Mateo Cordier (Maître de conférences en économie écologique à l’Université de Versailles – Université Paris-Saclay), Gilles Naeije (médecin à l’hôpital Erasme – Université Libre de Bruxelles), Michel Cordier (un des administrateurs de Grands-Parents pour le Climat-Belgique, à titre personnel). Cosigné par 9 organisations, dont Le Club de Rome (European Chapter), et 217 citoyens français, belges et suisses (dont 22 médecins)*.


    La croissance économique mondiale conduit à l’intensification de l’utilisation des ressources naturelles à l’origine de la destruction des écosystèmes. Cela se traduit, entre autres, par la déforestation pour laisser place à l’agriculture, l’urbanisation et l’exploitation minière. Suite à la destruction de leur habitat naturel ou au braconnage, les animaux sauvages entretiennent plus fréquemment des contacts avec l’être humain. Or ils sont porteurs d’agents infectieux contre lesquels nous ne disposons pas d’immunité.


    La dissémination de ces agents infectieux est favorisée par la mondialisation de l’économie, qui accentue l’interdépendance économique entre pays (ex. : veaux irlandais nourris au soja brésilien, engraissés aux Pays-Bas, découpés en France puis vendus en Italie). Cette augmentation du transport international via une production massive de CO2 contribue au changement climatique, ce qui facilite également la dissémination des virus, bactéries et parasites. Dans un futur proche, l’Europe sera sans doute confrontée à la dengue, au chikungunya ou à la malaria. Il est également vraisemblable qu’en Arctique, la fonte du permafrost libérera des virus et des bactéries qui y sommeillent congelés depuis des siècles.


    Par le passé, d’autres épidémies nous ont déjà alertés concernant les conséquences de l’extension des activités humaines sur les milieux naturels. Le SRAS en 2003 (774 morts), le MERS en 2012 (823 morts), et la grippe due à l’influenza A(H1N1) en 2009 (plus de 150000 morts). Toutes ces maladies d’origine virale ont franchi la barrière des espèces et se sont adaptées à l’Homme en raison de nos activités économiques.


    Apparue en décembre 2019, la pandémie de Covid-19 compte 210374 décès dans le monde au 27 avril 2020. Le coût de cette pandémie pourrait atteindre 4,8% du PIB mondial. C’est 3 fois plus que la perte de PIB liée à la crise financière de 2008.


    L’OMS a établi des protocoles d’actions en cas de pandémies : test de la population, isolation stricte des patients atteints, et confinement en dernier recours. En n’appliquant que cette dernière solution, l’Etat mal préparé s’est montré inconséquent dans son devoir de protection des populations.


    La crise du Covid-19 résulte de la destruction des écosystèmes par notre système économique, aggravée par le manque de moyens que l’Etat s’est donné dans la gestion de la pandémie, tous deux fruits d’une vision centrée sur le court terme de la part des responsables économiques et politiques. Nous avons le choix de ne rien changer et d’espérer que ça n’arrive plus. Mais “la folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent” (Albert Einstein). Nous n’avons pas la prétention d’apporter la solution, seulement des pistes pour ouvrir le débat. De nombreuses améliorations sociétales ont été imaginées. En voici six. Nous invitons le lecteur à s’en emparer, y réfléchir, les faire siennes, les rejeter ou en proposer d’autres.


    1. Rendre sa capacité d’action à la société face aux crises


    1.1. Relocaliser les industries stratégiques sur le territoire européen pour affronter les crises en assurant nos capacités de production (ex. : produire des masques). Cela permettra aussi de réduire les émissions de CO2 liées au transport international, contribuant au changement climatique, et de limiter la propagation des agents infectieux.


    1.2. Identifier les biens et services à placer hors des lois du marché. La précarisation du système de santé révélée par le Covid-19 nous y invite. Le déficit de la sécurité sociale (hôpitaux inclus) est notamment creusé par les marges de profit excessives des industries pharmaceutiques que doit supporter la sécurité sociale.


    1.3. Harmoniser à la hausse la fiscalité des grandes entreprises au sein de l’UE pour financer, entre autres, les soins de santé et rétablir leur qualité. En Europe, le taux moyen d’imposition des entreprises a été réduit de 50% entre 1985 et 2020.


    2. Limiter la destruction des écosystèmes


    2.1. Modifier la fiscalité pour qu’elle impacte moins les travailleurs et davantage les activités destructrices des écosystèmes. Par exemple, mettre en place des taxes contre l’obsolescence programmée techniquement ou par effet de mode.


    2.2. Constituer une assemblée citoyenne de réflexion pour construire la société de l’après-crise et, dans le futur, une chambre parlementaire qui s’engagerait à analyser les lois à la lumière de leur soutenabilité à long terme, intégrant des citoyens tirés au sort. Ils pourraient ainsi s’approprier l’idée de rendre nos modes de vie plus respectueux de la biosphère en préconisant eux-mêmes les lois pour y parvenir. Plusieurs difficultés seront à relever. Par exemple, comment éviter que même dans une assemblée citoyenne, l’intérêt des plus forts ne prime sur celui des plus faibles, comme c’est le cas dans le système actuel influencé par les lobbies industriels.


    2.3. Sortir, dans les pays riches, du dogme libéral de la croissance économique qui nous pousse à une consommation excessive (par l’endettement, la publicité, etc.) à l’origine de la destruction des écosystèmes. Quitter la tentation du « toujours plus, toujours plus vite », soutenue par l’illusion que la planète nous offrirait des ressources illimitées, et qu’elle pourrait subir l’impact de nos activités économiques sans dommages irréparables pour l’humanité. Prenons conscience que la destruction de notre environnement naturel porte atteinte à notre sécurité mais également à celle des générations futures. Posons-nous les questions fondamentales : de la croissance pourquoi, de quoi, comment, et pour qui ?


    Préparons la résilience de la société de demain pour préserver notre santé et la biosphère en améliorant la démocratie plutôt qu’en envisageant des restrictions comme le confinement et le pistage par smartphones et drones, rappelant étrangement le contrôle de la population par télécran dans « 1984 » de George Orwell. Aucune fatalité ne condamne l’humanité à détruire son habitat.

    • Gérer l’urgence... puis réinventer l’avenir


    Parution dans Le Soir en ligne le 01/04/2020


    Par un collectif de signataires (voir article)


    https://plus.lesoir.be/291488/article/2020-04-01/gerer-lurgence-puis-reinventer-lavenir



    L’urgence absolue est de sauver des vies et de préserver la santé de la population. La décision rapide de confinement prise par les autorités a été la bonne et, même si elle est insuffisante, il est très important qu’elle soit respectée.


    Mais à l’heure où des millions de personnes risquent de voir leurs revenus fortement amoindris ou de se retrouver dans des situations de précarité exacerbées, l’urgence est également sociale. Plus que jamais.


    Syndicats, mutuelles, mouvements associatifs, professeurs, artistes, citoyennes et citoyens
    engagé.es travaillent d’arrache-pied pour que personne ne soit oublié et
    pour dénoncer cette précarisation sociale.


    Personnes précarisées, sans-papiers ou sans-abri luttant pour sauver leur peau, pour ne pas
    être infecté.es ou simplement pour manger. Travailleuses, travailleurs qui continuent à prester pour le bien de la population et qui doivent être protégé.es. Celles et ceux mis en chômage temporaire, temps
    partiels (dont énormément de femmes) qui risquent d’être encore plus lourdement sanctionné.es. Artistes et statuts précaires. Malades qui doivent être correctement indemnisé.es, pensionné.es qui doivent toucher leur pension, candidats à l’asile bloqués aux frontières de l’Europe,
    personnes souffrant d’un handicap… Personne, répétons-le, ne doit être oublié.


    Des mesures d’aides aux entreprises et aux indépendant.es ont rapidement été décidées : dédommagements financiers, facilités de paiement, avances en trésorerie… Certaines de ces mesures
    visant à préserver le tissu économique sont une bonne chose.


    À condition cependant que ces aides ne soient pas, au bout du compte, à nouveau payées par la collectivité, au prix de nouveaux sacrifices.


    Á condition que cette crise ne soit pas un nouveau prétexte pour aggraver les atteintes aux libertés individuelles et collectives, déjà fortement mises à mal ces dernières années. Avec le risque réel de mise en place de régimes autoritaires qui accentueraient encore les attaques contre les contre-pouvoirs et jetteraient nécessairement les bases de politiques servant seulement des intérêts très particuliers.

    Et à la condition essentielle de ne pas repartir dans cette course capitaliste folle qui nous mène droit dans le mur.


    Les coupes opérées ces dernières années dans les services publics, dans le secteur associatif, dans la culture et la sécurité sociale, particulièrement dans les soins de santé, ont lourdement fragilisé la population. L’inconcevable épisode, toujours en cours, des masques de protection sacrifiés sur l’autel de l’austérité, n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.


    L’État, en devenant un acteur économique focalisé sur les aspects budgétaires, a rompu son contrat social avec les citoyen.ne.s. La santé étant tenue pour acquise en est l’exemple. L’intérêt collectif doit redevenir la priorité des politiques publiques.


    Estimées à quelque 10 milliards, les aides d’urgence décidées à ce jour ne pourront en aucun cas venir justifier de nouvelles coupes dans notre sécurité sociale, nos services publics, le secteur associatif ou la culture. Sous couvert de réformes structurelles qui n’en finissent plus de creuser les inégalités et de préparer la crise suivante.


    Et au-delà de la facture à présenter à ceux qui se sont enrichis ces dernières décennies, il faudra exiger une remise en cause fondamentale des politiques d’austérité. Notre message est clair : c’est sur de nouvelles bases qu’il faudra reconstruire, une fois sortis de cette crise mondiale.


    Nous craignons fortement que ce ne soit pas la voie suivie par la task force économique décidée par la Première Ministre et chapeautée par la BNB. Si cette task force vise le retour rapide au « business as usual », en conservant l’obsession du « déficit structurel », la compétitivité et le libre-échange, elle nous amènera à repartir tête baissée dans la même voie sans issue. Tous les indicateurs nous le montrent, cette impasse est totale : écologique, climatique, économique, sociale et sanitaire.


    Au-delà des task forces, c’est de femmes et d’hommes qui réfléchissent ensemble à replacer l’humanité au centre de l’équation dont nous avons besoin aujourd’hui. Pour reconstruire les équilibres indispensables entre développement économique, bien-être social et enjeux environnementaux. Sur de nouvelles bases. En sortant des logiques de profit à tout prix. Sans plus jamais faire d’économies sur la santé et la vie des gens. En luttant efficacement contre toutes les inégalités. En réinventant un avenir durable pour les générations futures.


    Nous, signataires de cette carte blanche, ne voulons pas d’un « retour à la normalité », car cette normalité faite d’inégalités violentes, de mondialisation insensée, de marchandisation de la vie et de résignation à la catastrophe écologique est aussi la source du drame que nous vivons. Nous sommes décidé.es à prendre nos responsabilités pour mettre en commun nos forces et nos volontés pour
    tenter de redéfinir ces bases. Au-delà des intérêts partisans. Dans l’intérêt général. Pour redessiner ensemble les contours d’une société plus juste, solidaire et durable.


    * signataires :


    Lahbib Hadja, journaliste ;


    Labille Jean-Pascal, Secrétaire général de Solidaris ;


    Estenne Ariane, Présidente du Mouvement ouvrier chrétien ;


    Gemenne François, FNRS, Directeur du Hugo Observatory (ULG), spécialiste en géopolitique de l’environnement ;


    Dardenne Luc, réalisateur, producteur et scénariste ;


    Dardenne Jean-Pierre, réalisateur, producteur et scénariste ;


    Mahy Christine, Secrétaire générale et politique du Réseau wallon de Lutte contre la Pauvreté ;


    Charlier Adélaïde, co-organisatrice du mouvement Youth For Climate ;


    Delmée Myriam, Présidente du SETCa-BBTK ;


    Antoine Bruno, Président de la CSC Wallonne, Secrétaire fédéral CSC Luxembourg ;


    Marette Youna, activiste climat ;


    Petrella Riccardo, professeur émérite UCLouvain ;


    Del Re Valérie, Directrice de Greenpeace ;


    Bodson Thierry, Secrétaire général de la FGTB wallonne ;


    Delruelle Edouard, Professeur de philosophie politique ULG ;


    Frison Christine, Chargée de recherche FNRS et co-présidente du Corps scientifique UCLouvain ;


    Bribosia Emmanuelle, Professeure ULB, Vice-présidente de l’Institut d’Etudes européennes ;


    Murgia David, artiste et cofondateur du Raoul Collectif ;


    Andrusyszyn Anne-Marie, Directrice du CEPAG ;


    Belche Jean-Luc, médecin généraliste, chargé de cours en médecine ULiège ;


    Deswaef Alexis, avocat et co-président de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés ;


    Cadelli Manuela, juge ;


    Gobin Corinne, politologue ULB ;


    Lanners Bouli, acteur, réalisateur ;


    Sabine Libert, Secrétaire générale adjointe de la FGTB wallonne ;


    Meerhaege Isabelle, Secrétaire fédérale CSC Namur-Dinant ;


    Russo Gino, Président de l’asbl "Julie et Mélissa n’oubliez pas" ;


    Vielle Pascale, professeure UCLouvain ;


    Engel Vincent, écrivain ;


    Vandewattyne Jean, chargé de cours UMons ;


    Zacharie Arnaud, Secrétaire général du CNCD ;


    Dubois, Fanny, Secrétaire générale des Maisons médicales ;


    Van Heetvelde Werner, Président de la Centrale générale FGTB ;


    De Keyzer Aurore, JOC ;


    Verjans Pierre, professeur et vice-doyen ULg ;


    Jacquemin Christian, Président de la régionale FGTB de Verviers-Ostbelgien ;


    Verbeeren Pierre, Maître de conférence à l’UCLouvain ;


    Wanschoor Isabelle, Secrétaire principale Hainaut CNE ;


    Lamarche, Caroline, écrivaine ;


    Murgia Fabrice, Directeur du Théâtre national Wallonie-Bruxelles ;


    Mawet Fred, Changement pour l’égalité ;


    Rosteleur Carine, Secrétaire régionale CGSP ALR ;


    Martinez Esteban, professeur ULB ;


    Gevers Michel, professeur émérite UCLouvain ;


    Mertens Sybille, Professeure en économie sociale ULiège ;


    Van Keirsbilck Felipe, Secrétaire général de la CNE ;


    Galand Pierre, Président de l’Association pour les Nations Unies ;


    Blanjean Paul, Equipes populaires ;


    Hustache Serge, Président du collège provincial de la Province de Hainaut ;


    Nys Maxime, Secrétaire régional CGSP ALR ;


    Resne Erdem, travailleur associatif ;


    Reman Pierre, professeur émérite UCLouvain ;


    Urbain Jean-Marc, Secrétaire fédéral CSC Mons-La Louvière ;


    Goblet Geoffrey, Président de la Centrale générale FGTB Liège ;


    Masschaelk Marc, professeur UCLouvain ;


    Malay Olivier, économiste et co-président du Corps scientifique UCLouvain ;


    Bayot Bernard, Directeur de Financité ;


    Genbauffe Jean-Pierre, Secrétaire général Solidaris Mons-Wallonie picarde ;


    Osinsky Agathe, chercheuse en théorie du droit UCLouvain ;


    Dusoulier Luc, ex-président du MOC ;


    Van der Plancke Véronique, avocate au Barreau de Bruxelles ;


    De Schutter Olivier, professeur à l’UCLouvain ;


    Hendrix Maryse, citoyenne ;


    Szoc Edgar, chroniqueur RTBF ;


    Huisman Michel, Gang des vieux en colère ;


    Toussaint Eric, porte-parole international du CADTM ;


    Ponet Brigitte, coprésidente du CADTM Belgique ;


    Zian Yasmina, historienne, chercheuse à l’Académie royale de Belgique ;


    Bovy Yannick, journaliste-réalisateur ;


    Franco Sebastian, coordinateur Altersummit ;


    Bernard Françoise, Secrétaire générale SETCa Liège-Huy-Waremme ;


    Pirotte Gautier, professeur de sociologie ULG ;


    Van Outryve d’Ydewalle Sixtine, chercheuse en théorie du droit UCLouvain ;


    Dohet Julien, syndicaliste, historien des luttes du mouvement ouvrier ;


    Leterme Cédric, politologue, chercheur au CETRI et au GRESEA ;


    Namotte Jean-Marc, Secrétaire fédéral CSC Liège-Verviers-Ostbelgien ;


    Arets France, militante active dans le soutien aux sans-papiers ;


    Mossoux Raphael, avocat ;


    Ozer Pierre, chargé de recherche ULiège ;


    De Clerck, Alain, artiste et artisan du collectif ;


    Mettioui Ilyas, artiste ;


    Borguet Nicolas, attaché culturel et enseignant ;


    Vidotto Laura, animatrice Asbl Vie-Esem CEPAG ;


    Kouvaras Maxime, journaliste-réalisateur, ZIN TV ;


    Giannelis Stravoula, sociologue et professeure d’histoire ;


    Ramirez Ronnie, cinéaste ;


    Taets Audrey, coordinatrice Cellule Solidarité CAL Liège, déléguée syndicale ;


    Tamellini Jean-François, Secrétaire fédéral FGTB ;


    Révelard Jean-Luc, Président de la Fédération CSC Namur-Dinant ;


    Nisot Aurélie, éducatrice populaire et militante sociale ;


    Romain David, artiste, cofondateur du Raoul collectif ;


    Hemptinne Pierre, écrivain, Directeur de la médiation culturelle à PointCulture ;


    Clausse Julie, chargée de projet pour l’asbl Interra ;


    Pottie Kristien, comédienne, réalisatrice ;


    Chauvier Jean-Marie, journaliste ;


    Gillis Pierre, professeur honoraire, UMONS ;


    Van Sinoy Myriam, enseignante retraitée ;


    Heldenbergh Pierre, militant associatif ;


    Herman Véronique, directrice du CEFOC ;


    Truddaïu Julien, citoyen solidaire ;


    Crevecœur Perrine, travailleuse ONG ;


    Debelle Lora, responsable culturel au théâtre de l’Ancre ;


    Servaiss Maud, professeure de français ;


    Maillien Pascale, professeure d’économie et artiste plasticienne ;


    Meyer Michel, Président CGSP ;


    Demonte Tony, ex-secrétaire général adjoint de la CNE ;


    Visart Michel, journaliste ;


    Laviolette Vincent, agent de développement territorial, acteur dans le développement des circuits courts ;


    Guellati Line, artiste, créatrice et co-fondatrice du collectif Darouri Express ;


    Willems Martin, CSC, United Freelancers ;


    Dendoncker Nicolas, Université de Namur, département de géographie ;


    Cornut Pierre, chargé de cours en urbanisme à l’UMons ;


    Stassart Pierre M., professeur ULiège ;


    Beaulieu Sarah, chargée de projets en Éducation permanente ;


    Bouvy Stéphanie, médecin généraliste ;


    Jacquy Emilie, formatrice au CEPAG ;


    Laqdim Solayman, Directeur du service de la prévention de Liège-Huy-Verviers ;


    Houtart Isabelle, directrice de la Halle de Han ;


    Lecomte Yvette, militante d’associations culturelles ;


    Staquet Anne, professeur Université de Mons ;


    Hoornaert Cécile, directrice La Bobine ;


    Oscari Dolores, citoyenne ;


    Ivanovic Maritza, directrice honoraire CPAS ;


    Fafchamps Claude, directeur de théâtre ;


    L’Ami terrien alias François Laurent, slameur ;


    Bounafaâ Najat, maître assistante à la Haute Ecole Charlemagne, Liège ;


    Seron Marie Pierre, citoyenne ;


    Grandfils Jean Marie, citoyen ;


    Debrulle Esteban, militant ;


    Bela Dominique, comédien ;


    Martin Guy, Directeur général honoraire enseignement formation, Province de Liège ;


    Vanhaesebrouck Karel, professeur ULB ;


    Barrera Francisco, secrétaire régional Horval Verviers ;


    Heirwegh Jean-Jacques, professeur ULB ;


    Kohnen Nicole, psychologue ;


    Botterman Philippe, Secrétaire intersectoriel de la CGSP de Verviers ;


    Nagui Farid, Directeur du CRVI ;


    Santos y Baladron Maria, professeure de français et d’espagnol ;


    Zurstrassen Pirly, musicien ;


    Dufresne Anne, sociologue, chercheuse au GRESEA ;


    Starquit Olivier, essayiste altermondialiste ;


    Puissant Daniel, Secrétaire du Réseau pour la Justice fiscale ;


    Wathelet Violaine, doctorante en sociologie ULG ;


    Maes Renaud, rédacteur en chef de la Revue nouvelle et sociologue USL ULB ;


    Keutgen Renaud, économiste du développement, actif dans les circuits courts alimentaires ;


    Semal Claude, chanteur et comédien ;


    Di Troia Audrey, Booker à Full Colorz Agency ;


    Nicolaï Samuel, Directeur du centre culturel de Remicourt ;


    Garcia Alexis, coordinateur de Nourrir Liège ;


    Culot Charles, artiste créateur compagnie Art&tca ;


    Globen Noémie, intervenante psychosociale en service de placement familial ;


    Kollmeier Léna, pianiste ;


    Lewuillon Victoria, comédienne ;


    Carton Luc, philosophe ;


    Raulin Guy, MOC Charleroi-Thuin ;


    de Halleux Alain, cinéaste ;


    Jacquemin Elise, Directrice du Miroir Vagabond ;


    Blairon Jean, expert associé de l’asbl RTA ;


    Mormont Cécile, Directrice Revers asbl (service d’éducation permanente et SIS) ;


    Cornil Jean, essayiste ;


    Tellier Caroline, comédienne et chanteuse ;


    Bodart Christophe, enseignant, co-fondateur d’1pact ;


    Goldman Henri, corédacteur en chef de la revue Politique ;


    Leciak Sarah, professeur de français ;


    Lombé Lisette, artiste ;


    Grange Camille, artiste et comédien, compagnie Art&tca ;


    Bouvy Anne-Sophie, avocate et doctorante en droit à l’UCLouvain ;


    Perrouty Pierre-Arnaud, Directeur de la Ligue des Droits humains ;


    de Liamchine Sarah, Codirectrice de Présence et Action culturelles ;


    Dargent Denis, Codirecteur de Présence et Action culturelles ;


    Trionfetti Maria Cecilia, chercheuse ULB ;


    Franssen Harald, auteur-dessinateur ;


    Lentini Giovanni, écrivain ;


    Hermant Paul, Actrices et acteurs des temps présents Bruxelles ;


    Philippon Bénédicte, comédienne et auteure ;


    Ryckmans Sarah, doctorante en philosophie UCLouvain ;


    Mulder Bernard, médecin généraliste ;


    Le Paige Hugues, journaliste-réalisateur ;


    Vanden Eede Stéphane, citoyen ;


    Toussaint Anne, enseignante ;


    Malherbe Alain, UCLouvain ;


    Quinet Bénédicte, formatrice CEFOC ;


    Demanet Thierry, militant associatif ;


    Guio Anne-Catherine, chercheuse ;


    Marlier Eric, chercheur ;


    Gratoir Sébastien, sociologue et enseignant dans une Haute école sociale ;


    Michiels Jean-Pierre, Président du Club Achille Chavée ;


    Hermant Daisy, Secrétaire générale ACRF – Femmes en milieu rural ;


    Thomas Alain, Directeur du centre culturel de Bertrix ;


    Pirotte Claude, administrateur de l’asbl les Ateliers Paysans-Artisans ;


    Bauduin Nathalie, coordinatrice CEC Tribal Souk
    asbl ;


    Pirenne Hélène, responsable artistique du Théâtre du Sursaut asbl ;


    Carlier Alexandre, Directeur ASBL Racynes ;


    Nieuwenhuys Céline, Secrétaire générale de la Fédération des services sociaux ;


    Fasbender Pierre, Directeur du Centre culturel de Habay ;


    Binet Anne, Directrice CEPPST Luxembourg-CEPAG ;


    Maingain Bernard, avocat ;


    Scheuer Benoît, sociologue ;


    Bettiol Bruna, comédienne-animatrice à Alvéole Théâtre ;


    François Yvon, comédien-animateur à Alvéole Théâtre ;


    Buchet Philippe, Président de la Commission namuroise des pensionnés FGTB. ;


    Fastrès Jacqueline, codirectrice de l’asbl RTA ;


    Cavillot Jean-Pol, codirecteur de l’asbl RTA ;


    Brausch Géraldine, maître-Assistante HECH ;


    Hirtt Nico, président de l’Appel pour une école démocratique (APED) ;


    Dave Benoit, codirecteur de la Coopérative Paysans-Artisans ;


    Bouchat Thérèse-Marie, codirectrice de la Coopérative Paysans-Artisans ;


    Duterme Bernard, Secrétaire général du CETRI ;


    Hsia Shan, citoyenne ;


    Mertens Ariane, chargée de prévention à la Direction de la Prévention de Namur-Dinant ;


    Dejace Patrick, Directeur de la Fédération des Restos du Cœur de Belgique ;


    Frérotte Maïté, Secrétaire générale Espace Seniors asbl ;


    Van den Berg Joëlle, secrétaire générale Réseau IDée asbl ;


    Delfosse Benjamin, Secrétaire général de Latitude Jeunes ;


    Steinbach Christine, Présidente du RWADE ;


    Sarnelli Sergio, enseignant et responsable d’un service d’accompagnement pour personnes handicapées ;


    Monjoie Patrick, Directeur du CRIBW asbl ;


    Stilmant Rita, Directrice de l’asbl Lire et Ecrire Luxembourg ;


    Carly Geoffroy, codirecteur des CEMEA ;


    Liens Jean-Paul, codirecteur des CEMEA


    Debatty François, Directeur du SRG Foyer l’Aubépine asbl ;


    Ghoul Yamina, Secrétaire générale de la Confédération des Organisations de Jeunesse indépendantes et pluralistes ;


    André Marie-Hélène, formatrice à la Fédération francophone des Ecoles de Devoirs ;


    Hanquet Daniel, assistant social de CPAS et membre d’associations professionnelles ;


    Lahouari Najar, Président MWB-FGTB Brabant ;


    Vandeberg Joseph, Président de l’asbl Culture et Développement ;


    Toussaint Sylvie, Professeur à l’Ecole sociale ISFSC et pour le Comité de vigilance en travail social ;


    Toussaint Philippon, Directeur du service de la prévention de Bruxelles ;


    Di Felice Luisa, directrice du service de la prévention du Hainaut ;


    Coyne Brendan, Secrétaire général ATD Quart Monde Belgique ;


    Brouyaux Antoinette, coordinatrice d’Associations
    21 ;


    Tournoy Thierry, Centre régional d’intégration de Charleroi ;


    Contor Nicolas, Directeur CRILUX asbl ;


    Di Vincenzo Grazia, Comédie d’un jour asbl ;


    Bronlet Michel, Directeur d’un centre d’insertion socio-professionnelle ;


    Henrard Gilles, médecin généraliste et chargé de cours adjoint à ULiège ;


    Salingros Caroline, Directrice pédagogique, aide à la Jeunesse ;


    Struvay Chloé, comédienne ;


    Safarian Caroline, directrice de théâtre et artiste (Espace Magh) ;


    Zedet Annie, citoyenne ;


    Decroly Jean-Michel, professeur de géographie, ULB ;


    Nagels Carla, chercheure ULB ;


    Groffils Robert, citoyen ;


    Delaive Serge, écrivain ;


    Damas Geneviève, écrivaine ;


    Merland Bénédicte, animatrice ;


    Deck-Andjaparidzé Hélène, citoyenne ;


    Clausse Danielle, citoyenne ;


    Menschaert Daniel, citoyen ;


    Dils Johan, citoyen ;


    Coenegrachts Philippe, citoyen ;


    Recloux Michel, citoyen ;


    de Neck Didier, comédien ;


    Sez.Rukira Adrien, chanteur ;


    Adam Dany, comédien ;


    Colinet Jean-Louis, directeur de théâtre ;


    Bonfond Olivier, économiste et conseiller au CEPAG ;


    Alaluf Mateo, sociologue ULB ;


    Carbonero Selena, Présidente du Bureau des Femmes de la FGTB wallonne ;


    Demertzis Vaïa, corédactrice en chef de la revue Politique ;


    Richard Daniel, Secrétaire régional FGTB Verviers et Communauté germanophone ;


    Cue Nico, ex-Secrétaire général de la MWB-FGTB ;


    Bauraind, Bruno, Secrétaire général du GRESEA ;


    Lefèbvre Luc, militant LST-Luttes-Solidarités-Travail ;


    Van Erps Noémie, Secrétaire générale des Femmes prévoyantes socialistes (FPS) ;


    Liébin Micheline, Directrice du CeRAIC ;


    Raimondi Katia, coordinatrice Infor-Jeunes Entre-Sambre-et-Meuse ;


    Vanhessen Christine, Directrice de l’AMA-Fédération des maisons d’accueil et des services d’aide aux sans-abri ;


    Eeklaer Fabrice, Secrétaire fédéral CSC Charleroi-Sambre-Meuse ;


    Gobry Alexandre, ATTAC Bruxelles 2 ;


    Pauporté Christine, ATTAC Bruxelles 2 ;


    Remiche Louise, coordinatrice de l’ARCA ;


    Praile David, coordinateur du Rassemblement pour le droit à l’habitat ;


    Messaoudi Ouiam, Secrétaire générale ASPH ;


    Bantuelle Martine, administratrice-déléguée asbl Santé, Communauté, Participation ;


    Van Keirsbilck Benoît, Directeur Défense des enfants international Belgique ;


    Barrelet Eleonore, coordinatrice de Agroecology in Action ;


    Colinet Lysiane, citoyenne ;


    Godin Nicolas, Président du Relais social urbain de La Louvière ;


    Debelle Dominique, travailleur social, secteur de l’aide aux sans-abri ;


    Mandiaux Arielle, Directrice de l’asbl Infor Jeunes Mons ;


    Kennes Sébastien, animateur Rencontre des Continents ;


    Emili Pietro, Directeur de la Maison du Peuple d’Europe ;


    Fontaine Anne-Sophie, Directrice de l’AMO Passages ;


    Cocu Christophe, Directeur général Ligue des Familles ;


    Corongiu Antoinette, Directrice générale CVFE ;


    Simon Régis, Directeur CRIPEL asbl ;


    Dessicy Benoite, Directrice Centre d’action interculturelle ;


    Eggen Manuel, chargé de plaidoyer à FIAN Belgium ;


    Melsens Sarah, coordinatrice de la Plateforme d’Action Santé Solidarité asbl ;


    Adam Valérie-Anne, Directrice de l’AMO Mic-ados ;


    Kreutz Chantal, asbl Sainte-Walburge ;


    Buron Jean-Yves, Vivre Ensemble Liège ;


    Rixen Paul, Le Monde des Possibles asbl ;


    Balsaux Didier, Directeur artistique pour les Royales Marionnettes ;


    Deflandre Alain, animateur-coordinateur de l’asbl Le Kraak – CEC et EDD ;


    Gerbovits Line, animatrice-coordinatrice PAC Namur ;


    Toussaint Marylène, Directrice de l’action culturelle au Centre culturel de Namur ;


    Orban Emmeline, Secrétaire générale Plateforme francophone du Volontariat asbl ;


    Robert Patrick, Direction des services de l’asbl La Galice, Mons ;


    De Munck Jean, professeur UCLouvain ;


    Pinchart Sylvie, Directrice Lire et Ecrire Communauté française ;


    Nemes Eric, Président bénévole ATTAC Liège ;


    Vandormael Luc, Président du CPAS de Waremme ;


    Lulling Anne-Hélène, Secrétaire générale de l’Interfédération des Centres d’insertion socioprofessionnelle ;


    Lacroix Joëlle, Secrétaire générale FAPEO ;


    de Thier Véronique, responsable politique, Régionale de Bruxelles de la FAPEO ;


    Forthomme Egide, Directeur de la Maison Marie-Louise
    Verviers ;


    Dutillieux Bruno, coordinateur général du Relais social urbain de Tournai ;


    Van de Ven Bart, coprésident RBDH/BBRoW ;


    Hebborn Sarah, marionnettiste ;


    Bonfanti Eve, actrice ;


    Hunstad Yves, acteur ;


    Delhaye Marie, Compagnie Karyatides ;


    Harcq Nathanaël, Directeur du Conservatoire royal de Liège ;


    Davreux Valérie, citoyenne ;


    Centurione Sabrina, citoyenne ;


    Bonfanti Mekdes, citoyen ;


    Bloch Françoise, Zoo Théâtre ;


    Vanbléricq Lauri-Anne, coordinatrice de la Chambre des Compagnies théâtrales pour adultes ;


    Nutelet Myriam, Li Mohon asbl SA-AJ Marche-en-Famenne ;


    Sommer Myriam, citoyenne ;


    Brahy Rachel, coordinatrice scientifique Maison des Sciences de l’Homme, ULg ;


    Clément Pierre, Directeur technique Festival de Liège ;


    De Michele Martine, metteuse en scène ;


    Sterck Anne-Sophie, comédienne ;


    Nossent Jean-Pierre, Directeur général honoraire Inspection de la Culture FW-B ;


    Fafchamps Jules, citoyen ;


    Van Keirsbilck Leïla, membre de Rethinking Economics ;


    Trionfo Aymeric, comédien ;


    De Michele Catherine, responsable communication Festival de Liège ;


    Blin Olivier, Théâtre de Poche ;


    Enhus Els, professeur émérite VUB ;


    Tenret Zoé, travailleuse des arts de la scène ;


    Pierard Pascale, directrice de centre culturel ;


    Hamadi Mohamed, auteur ;


    Bensalah Nouzha, sociologue ;


    Lanotte Jacques, Directeur général honoraire Affaires culturelles du Hainaut ;


    Vanandruel Catherine, représentante Fables Rondes asbl Clowns Hopital


     


     



  • « Le Covid-19 montre l’urgence de relocaliser
    dès maintenant les systèmes alimentaires »


    En ligne : https://plus.lesoir.be/294025/article/2020-04-12/le-covid-19-montre-lurgence-de-relocaliser-des-maintenant-les-systemes

    Le 17 avril est la journée internationale des luttes paysannes. Une occasion de remercier celles et ceux qui nous nourrissent au quotidien, et plus particulièrement encore cette année dans le contexte de la crise du Covid-19. Une crise qui rappelle l’urgence de relocaliser nos systèmes alimentaires



    La crise du Covid-19 a donné un coup d’arrêt forcé à l’économie mondialisée. La quasi-totalité des secteurs tournent au ralenti. Tous, sauf les secteurs essentiels comme la santé et… l’alimentation.


    Cette journée internationale des luttes paysannes est l’occasion de remercier celles et ceux qui, de la fourche à la fourchette, continuent inlassablement leur travail pour nous fournir une alimentation saine et durable. Plusieurs organisations paysannes, membres du mouvement international La Via Campesina, ont d’ailleurs exprimé leur détermination à poursuivre leur mission nourricière fondamentale au bénéfice de la population. Une campagne virtuelle a été lancée par plusieurs organisations en Belgique et en Europe pour les remercier (#JeSoutiensLesPaysanNEs, #RestezChezVousMaisPasEnSilence).


    Mais cette crise du Covid-19, nous interpelle une fois de plus (de trop ?) sur la fragilité du système économique mondialisé, ce géant aux pieds d’argile. Pour beaucoup d’experts, la crise et ses conséquences futures nous rappellent l’urgence de renforcer notre autonomie et notre résilience, et donc de relocaliser l’activité économique dans les secteurs essentiels que sont notamment la santé et l’alimentation. Un constat apparemment soutenu par le Ministre wallon de l’Economie et de l’Agriculture, Willy Borsus, qui a fait plusieurs déclarations récentes en faveur de la relocalisation de notre agriculture.


    Dépendance alimentaire


    On doit se réjouir de cette prise de conscience, qui va dans le sens des revendications que les mouvements paysans et leurs allié·e·s formulent depuis de nombreuses années avec un soutien croissant de la population. En témoigne l’explosion d’initiatives de ceintures alimentaires et de circuits courts dans nos régions. C’est maintenant qu’il faut passer de la parole à des actes forts et responsables envers les paysan·ne·s, populations et générations futures. Car le constat est connu, la mondialisation a enfermé les agriculteur·trice·s dans des logiques de production industrielles nocives pour eux-mêmes, pour l’environnement et pour la société, faisant disparaître 68% des fermes belges depuis 1980. Ainsi, malgré des terres fertiles et une agriculture modernisée, nous ne sommes plus à même de garantir la souveraineté alimentaire de notre population (c’est-à-dire notre droit à définir collectivement le système alimentaire que nous souhaitons, sur base d’une production locale de qualité).


    En effet, la Belgique est largement déficitaire dans de nombreuses cultures et dépend des importations de l’étranger. Et si certaines filières nécessitent d’être pensées à plus large échelle, l’ampleur de notre dépendance actuelle fragilise notre système agroalimentaire. Nous importons évidemment des produits exotiques (ananas, bananes, thé, café, cacao, etc.), mais aussi toute une série d’aliments que nous serions capables de cultiver chez nous. On constate par exemple que le taux d’auto-approvisionnement de la Wallonie (c’est-à-dire le taux de production locale par rapport à la consommation) n’est que de 17 % pour les fruits et légumes frais ; 33 % pour les céréales panifiables ; 10 à 15 % pour les élevages ovins et caprins. Nous sommes également largement déficitaires en légumineuses, huiles végétales, poissons, sans disposer de données précises. Sans oublier les importations massives de soja (pour l’engraissage des élevages industriels) et d’huile de palme qui mettent l’industrie alimentaire sous perfusion.


    De l’autre côté, notre industrie agro-alimentaire a orienté la production vers un nombre restreint de filières dépendantes des débouchés à l’exportation. Nous produisons par exemple 16 fois plus de pommes de terre que nos besoins, dont la grande majorité est exportée sous forme de frites surgelées. Le secteur de la pomme de terre a déjà annoncé que la pandémie aurait des effets catastrophiques étant donné les difficultés logistiques du transport international liées aux mesures de confinement. Autre exemple : le secteur laitier, régulièrement frappé par des crises causées par une surproduction structurelle au niveau européen. Cette surproduction fait baisser les prix et oblige sans cesse à trouver de nouveaux débouchés à l’exportation. Une situation qui impacte à la fois les producteurs laitiers chez nous, mais également les producteurs du Sud, qui ne parviennent pas à concurrencer les importations massives de lait européen à bas coût.


    Logique agro-industrielle soutenue par des choix politiques


    Cette logique agro-industrielle absurde et dépassée, bloque la diversification des cultures et la mise en place de pratiques agroécologiques et de filières courtes. Elle continue toutefois d’être entretenue par des choix politiques aux niveaux belge et européen, tels que les accords de libre-échange (CETA, UE-Mercosur) et la Politique agricole commune (PAC), qui favorisent un modèle productiviste exportateur. Il faut souligner ici une certaine ambivalence de nos responsables politiques, à l’image du Ministre Borsus, qui d’une part s’est déclaré opposé à l’accord UE-Mercosur, mais d’autre part se disait, avant la crise que nous connaissons, déterminé à renforcer le « grand export » du secteur agroalimentaire wallon en s’appuyant sur ses compétences en matière de commerce extérieur.


    Passer de la parole aux actes


    À l’heure où la Belgique et la Région wallonne vont devoir prendre des décisions historiques pour relancer l’activité après la crise du Covid-19, il est vital de ne pas retomber dans les écueils du passé et de s’engager dans un Green New Deal ambitieux. Le prochain enjeu d’un retour « à la normale » sera celui de ne pas revenir à des pratiques agricoles anormales, destructrices des paysan·ne·s (du Nord comme du Sud) et du vivant. Cette période correspond justement à l’élaboration du futur plan stratégique wallon dans le cadre de la mise en œuvre de la PAC post-2020. Dans ce contexte, les mouvements paysans et leurs allié·e·s de la société civile sont déterminés à oeuvrer à une transformation profonde de nos systèmes alimentaires vers la souveraineté alimentaire et la résilience, en solidarité avec les paysan·ne·s d’Europe et du Sud.


    Nous demandons aux responsables politiques de s’engager dans cette voie. Il est temps d’arrêter les doubles-discours et de poser des choix politiques clairs et cohérents en faveur de la relocalisation de l’agriculture vivrière et de la transition agroécologique. C’est en effet la seule voie pour rencontrer les défis urgents du monde agricole : nourrir la population au bénéfice de tou·te·s les citoyen·ne·s, nanti·e·s et moins nanti·e·s ; lutter contre les dérèglements climatiques et l’effondrement de la biodiversité ; créer des emplois décents et rémunérateurs pour les paysan·ne·s ; et redynamiser les zones rurales.


    Plusieurs organisations signataires de cette carte blanche ont lancé une action d’interpellation vis-à-vis du gouvernement wallon. Participez sur : http://www.reclaimhumanrights.net/17avril/


     


    *Un collectif de signataires : Philippe Duvivier (président de la FUGEA), Henri Lecloux et Maïté Vandoorne (co-président·es du Mouvement d’Action Paysanne), Guy Francq (président du MIG), Zoé Gallez (coordinatrice de Terre-en-Vue), Laurence Lewalle (coordinatrice du Réseau des GASAP), Jeremy Paillet (oordinateur du Début des Haricots), Eléonore Barrelet (coordinatrice d’Agroecology In Action), Marie-Hélène Lefèvre (co-coordinatrice des Brigades d’Action Paysanne), Myriam Delmée (présidente du SETCa), Felipe Van Keirlsblik (secrétaire général de la CNE-CSC), Christine Mahy (secrétaire générale et politique du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté), Christian Jonet (coordinateur de la Ceinture Aliment-Terre Liégeoise), Jean-Pascal Labille (ecrétaire général de Solidaris), Sylvie Meekers (directrice générale d’Inter-Environnement Wallonie), Jean Hermesse et Elisabeth Degryse (vice-présidents des Mutualités Chrétiennes), Arnaud Zacharie (secrétaire général du CNCD- 11.11.11), Fanny Dubois (secrétaire générale de la Fédération des maisons médicales), Emmanuelle Beguin (responsable politique agricole chez Natagora), Florence Kroff (coordinatrice de FIAN Belgium), Olivier De Schutter (co-président du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables - IPES-Food), Catherine Rousseau (chargée de projet pour la concertation de l’aide alimentaire à la Fédération des services sociaux), Michel Kervyn (président d’Oxfam en Belgique), Joelle van den Berg (secrétaire générale du Réseau IDée), Benoit Dave (président du Collectif des Coopératives Citoyennes pour le Circuit Court - 5C), Julie Van Damme (coordinatrice de la Cellule transversale de Recherches en Agriculture biologique du CRA-W), Bruno Vankelegom (président de la Fédération bruxelloise de Promotion de la Santé), Isabelle Philippe (directrice de Crédal), Marc Lemaire (Co-fondateur de Groupe One et de la Coalition Kaya), Renaud Keugten (responsable de projet pour le Réseau Aliment-Terre de l’arrondissement de Verviers), Olivier Haugustaine (secrétaire général de SOS Faim), Hélène Jane-Aluja (coordinatrice du Réseau des Consommateurs Responsables), Juliette Boulet (porte-parole de Greenpeace Belgique), Olivia Swarczburt (coordinatrice de Rencontre des Continents), Jean-François Herz et Quentin Mortier (co-directeurs de SAW-B), Hélène Debaisieux (coordinatrice de Quinoa ASBL), Thérèse-Marie Bouchat (co-directrice de la Coopérative Paysans-Artisans), Frédérique Dehaye (coordinatrice des Amis de la Terre Belgique), Vincent Oury (directeur de l’ONG Autre Terre), Hélène Capocci (chargée de recherche et plaidoyer chez Entraide et Fraternité), Antoinette Brouyaux (coordinatrice d’Associations 21), Monica Schuster (chargée des politiques alimentation et agriculture chez WWF-Belgique), Stéphane Lejoly (coordinateur de la Ceinture Alimentaire Charleroi Métropole), Marjolein Visser (professeur à l’Université libre de Bruxelles), Michel Berhin (membre de la Ceinture Alimentaire Namuroise, Virginie Detienne (directrice Crabe ASBL), Christophe Goossens (chargé de Programme chez Eclosio)


    Source : https://plus.lesoir.be/294025/article/2020-04-12/le-covid-19-montre-lurgence-de-relocaliser-des-maintenant-les-systemes


  •  Source : https://www.bastamag.net/contrat-saisonnier-agricole-condition-de-travail-SMIC-pesticides-TMS-covid19-coronavirus


     


    Face au manque de main d’œuvre étrangère, plus de 200 000 personnes se sont portées candidates pour rejoindre des exploitations agricoles. Des professionnels s’inquiètent cependant de cet afflux précipité de travailleurs, mal préparés à affronter des conditions d’emploi difficiles, voire dangereuses.


    « Rejoignez la grande armée de l’Agriculture française. » En dépit des mesures de confinement, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a appelé le 24 mars celles et ceux sans activité ou au chômage partiel à « travailler dans les champs ». Cette déclaration a mis en lumière tout un pan de l’agriculture française qui vit d’emplois saisonniers habituellement pourvus par des dizaines de milliers de ressortissants venus de Roumanie, de Pologne, du Maroc ou d’Espagne [1].


    La crise du coronavirus confirme également la proximité du gouvernement avec la FNSEA, syndicat agricole majoritaire. Le jour même de la déclaration de Didier Guillaume, la FNSEA a lancé une plateforme mettant en relation agriculteurs et « volontaires », avec l’appui de Pôle emploi et de l’Anefa (Association nationale pour l’emploi et la formation des agriculteurs). Une semaine plus tard, plus de 200 000 personnes avaient répondu à l’appel « Des bras pour ton assiette », conformément à l’objectif annoncé par le syndicat [2]« Il y a d’abord eu un flou sur "la grande armée de volontaires", beaucoup l’ont compris comme "bénévoles". Or, on parle bien de personnes rémunérées. Un peu plus de précision de la part du ministre de l’Agriculture aurait été nécessaire », souligne Pénélope Bourcart, médiatrice-juriste à l’association Solidarité Paysans en région Provence-Alpes, qui a reçu de nombreux appels à ce sujet.

    Jusqu’à 72h de travail par semaine


    Les contrats proposés sont donc des contrats saisonniers, très répandus en agriculture, dont la base légale est le Smic [3]« C’est un CDD au rabais », prévient Clément*, un inspecteur du travail en milieu agricole. « Il est prévu par la loi que le contrat saisonnier ne donne pas lieu à l’indemnité de précarité », illustre t-il. Le montant de cette indemnité de précarité correspond – normalement – à 10% de la rémunération brute totale perçue pendant la durée du contrat.


    Pour faciliter les embauches, le gouvernement a autorisé les salariés en chômage partiel à cumuler leur indemnité avec un contrat saisonnier agricole. « La date de fin peut ne pas être définie dès le départ du contrat », indique Pénélope Bourcart, en raison par exemple des aléas climatiques qui peuvent retarder la récolte. Mais « la fin du confinement mettra t-elle automatiquement fin au contrat saisonnier ? » La juriste s’interroge. Une incertitude qui met en difficulté les agriculteurs, telle cette productrice de melons en Sud-Vendée : « Il y a des gens qui candidatent mais c’est souvent pour une durée trop courte pour nous, car on a besoin de personnes qu’on embauche pour six mois. La plupart des candidats sont en chômage technique ou en intérim, donc ils sont susceptibles de repartir rapidement. »


    La question du temps de travail pose aussi un sérieux problème. De fait, le code rural est un sous code du travail, qui offre de nombreuses dérogations aux employeurs. « Il y a une certaine tradition des exploitations agricoles à affecter des salariés à leurs postes de travail bien au delà de 10h par jour et de 48h par semaine, observe Clément, ce qui est largement permis par le code rural. Les exploitants n’ont rien à justifier pour dépasser les 10h de travail par jour, et pour aller jusqu’à 72h par semaine. » En outre, ce code ne permet pas de sanctionner par une amende administrative les exploitants qui violeraient le dépassement de la durée maximale quotidienne, contrairement aux autres entreprises.

    Souvent les tâches les moins qualifiées et les plus pénibles


    « Les contrats saisonniers sont réservés aux tâches les moins qualifiées et les plus pénibles, répétitives », ajoute Clément. Chez les céréaliers, cela va surtout concerner des tâches d’appoint comme le transport à la main de matières lors des moissons par exemple, ou le ramassage manuel des haricots verts chez les maraichers où il faut rester courber durant des heures. Un travail physique qui induit une souffrance inhérente. « On est exposés lors de la cueillette ou du ramassage à des troubles musculo-squelettiques en permanence », précise l’inspecteur du travail. Les postes les plus techniques dans une exploitation agricole font eux, en général, l’objet d’un contrat en interne à l’année.


    « Si le confinement s’étend jusqu’aux périodes où il fait très chaud, cela veut dire qu’il va falloir travailler à 50 degrés sous les serres avec des gants, des masques... ça va être très difficile », souligne Pénélope Bourcart. Les contrats saisonniers permettent par ailleurs souvent de passer à travers les maillons de la visite médicale. « Il n’y a pas de visite médicale en dessous d’un contrat de 45 jours », alerte Clément.


    Ce dernier redoute également les accidents du travail. « On va envoyer des gens qui sont très éloignés du monde agricole dans des exploitations où l’on utilise des machines très dangereuses. » « Un tracteur est doté d’une prise de force qui renvoie l’énergie du tracteur à l’accessoire, illustre t-il. Cette prise c’est 500 à 1000 tours par minute. Le problème concerne la circulation de personnes autour du tracteur. On peut se faire arracher le bras. »


    La carte ci-dessus recense, depuis janvier 2019, les accidents du travail répertoriés chaque jour dans toute la France. Parmi eux, des agriculteurs morts au travail après avoir été « happé par une machine », « écrasé par un tractopelle »« chargé par un taureau », à la suite d’un « accident de tracteur »... (Source : @DuAccident)

    Risques « impensés » d’exposition aux pesticides


    Le ministère de l’Agriculture a t-il pris la mesure du risque phytosanitaire ? « C’est vraiment un impensé en matière de réglementation, estime Clément. On est face à des mélanges de produits dont on ne sait pas évaluer le degré de toxicité ni la durée limite d’exposition. » Tout repose sur la protection individuelle avec des équipements de type combinaison, lunettes de protection et gants. « Mais ce n’est pas de la magie, poursuit-il. Le salarié peut ne pas le porter ou mal le porter, et ça n’a de toute façon pas un niveau de protection suffisant par rapport aux produits toxiques. » Il n’existerait pas non plus de dispositif de protection collective suffisant lors du mélange des produits. « Il ne faut pas que ce soit les saisonniers qui manipulent ou appliquent le produit, ce serait criminel, une formation est nécessaire. » Lorsqu’un produit phytosanitaire est épandu, une période de carence oscillant entre 4h et 48h doit normalement être appliquée avant d’entrer sur le champ.


    Séverine, infirmière, voyait régulièrement des salariés travaillant dans des serres de tomates lorsqu’elle était vacataire à l’Office français de l’immigration et de l’intégration, à Rennes [4]. Le souvenir d’une salariée originaire de Mongolie l’a particulièrement marquée. « Sa petite fille de 18 mois avait des malformations aux extrémités des doigts et des pieds. » Une visite chez un généticien a confirmé que la malformation n’était pas génétique mais bien liée à l’environnement. « Un médecin de Générations futures a ensuite confirmé que les malformations étaient dues aux substances dont le corps de la maman était imprégnée, en expliquant que ces substances faisaient l’effet d’une débroussailleuse dans le fœtus... »

    « L’agriculture industrielle n’est ni propre, ni saine, ni durable »


    Séverine a également été amenée à rencontrer d’autres salariées travaillant sous serre qui avaient fait des fausses couches à sept et huit mois de grossesse. « Une visite de l’inspection du travail avait confirmé l’utilisation dans ces serres de substances interdites en France », se remémore Séverine, évoquant des conditions de travail terribles. « Elles n’avaient pas le droit à la pause pipi, devaient manger sous les serres et se rinçaient les doigts au goutte à goutte dans les serres imprégnées par les substances chimiques. J’étais vraiment révoltée. On achète des tomates locales, sauf que c’est de la merde ! »


    Un sentiment de révolte partagé par le journaliste Fabrice Nicolino, après avoir entendu le ministre de l’Agriculture demander à rejoindre « celles et ceux qui vont nous permettre de nous nourrir de façon propre, saine, durable »« C’est de la propagande », dénonce Fabrice Nicolino. « L’agriculture industrielle n’est ni propre, ni saine, ni durable. Les pesticides au cœur de ce système menacent la santé des paysans et la stabilité des écosystèmes. » Si l’initiateur du mouvement des Coquelicots appelle à aider les voisins paysans à la peine, il réaffirme son engagement « pour des campagnes habitées par de très nombreux paysans, bien payés et bien considérés parce qu’ils prendraient en compte les intérêts de tous les hommes et de tous les êtres vivants ». Sans pesticide de synthèse, donc.

    Des métiers peu valorisés, mais qui dissimulent des « compétences fortes »


    Pour s’inscrire sur la plateforme « Des bras pour ton assiette », il suffit d’« être en bonne santé » et de « ne pas faire partie des personnes à risque ». Le profil est ensuite proposé automatiquement aux agriculteurs. « C’est n’importe quoi », soupire Dominique Técher, viticulteur en Gironde. « N’importe quel travailleur serait remplaçable sous prétexte qu’il est au bas de l’échelle de la qualification. Or, pour ramasser les fraises par exemple, il y a un tour de main, un savoir-faire. Un fraisiculteur de Dordogne avait pris les bonnes volontés mais il a constaté qu’il lui fallait dix travailleurs au lieu des trois saisonniers qu’il prenait habituellement. Il a arrêté de prendre des personnes et va ramasser ce qu’il peut. » Une bonne partie de la production sera probablement amenée à pourrir sur le champ. « On a besoin de contrats de formation car personne ne s’y retrouve », estime Dominique Técher. « C’est une gestion à l’emporte-pièce ! »


    « Le message du ministre de l’Agriculture a pu paraitre un peu méprisant pour les emplois agricoles, appuie Pénélope Bourcart. « Ça reste un métier où il faut être formé, même pour cueillir et mettre en barquette, sinon ce n’est pas rentable. » Un des adhérents de l’association Solidarité paysans attendait par exemple une équipe formée pour faire des greffes sous serres. Il hésite à ce stade à recruter des volontaires qui n’ont pas d’expérience.


    « Il faut distinguer ce qui relève des salariés saisonniers - beaucoup ont l’image des étudiants vendangeurs pour trois semaines - de ceux qui reviennent régulièrement sur les exploitations avec une connaissance du monde agricole », précise Clément, inspecteur du travail. Ces derniers ont l’habitude de travailler dans ce secteur, et les agriculteurs apprécient en retour de voir revenir d’une année à l’autre une large partie de leurs travailleurs saisonniers. « Ils leur font confiance, ils savent comment ça se passe dans l’exploitation. Il y a une tendance à penser que le travail pénible est un travail peu qualifié. C’est une vision socialement construite où l’on dévalorise le travail manuel. Le travail saisonnier peut exiger des gestes extrêmement techniques et des compétences fortes. »

    Gestes barrières à minima


    La période actuelle est cruciale pour les maraichers avec les semis de printemps. Il faut aussi cueillir les végétaux qui arrivent comme les fraises ou les asperges, puis ce sera les courgettes, petits pois, haricots verts... « Il y a quelques exploitations maraichères où ça va être compliqué de mettre en œuvre les gestes barrières, notamment sous serre où il y a en ce moment une prééminence végétale. Ça va être difficile d’être à un mètre les uns des autres à moins de revoir profondément l’organisation du travail », estime Clément, inspecteur du travail. La distanciation sociale reste plus facile dans les champs mais se pose la question de l’accès aux équipements - savon ou gel hydroalcoolique, gants, masques...


    En cette période de pandémie, la Mutualité sociale agricole (MSA) précise autoriser le covoiturage des saisonniers agricoles, avec « deux personnes par véhicule avec installation en croix (un devant / un derrière. » [5]. L’hébergement pose aussi question en ces temps de confinement où toutes les structures sont fermées. Là encore, la MSA autorise l’hébergement des saisonniers dans les exploitations agricoles, en attribuant, « si possible, une chambre par salarié ». A défaut, précise t-elle, « espacez davantage la distance entre chaque lit (au moins 1 mètre) ». Des gestes « barrières » qui semblent surtout bien insuffisants...

     


    Olivier Bel, porte-parole de la Confédération paysanne en Provence-Alpes-Côte d’Azur ne décolère pas : « On met en place des forces de police pour maintenir le confinement et en même temps, on envoie du monde dans les champs sans avoir mis en place les mesures nécessaires pour préserver la main d’œuvre. Cet appel donne l’impression qu’il faut de la chair à canons. Ce n’est pas possible de respecter les gestes barrières, on le voit bien dans les travaux qu’on fait chez nous : au bout d’un moment tu repars sur un rythme de travail quotidien avec un objectif de rendement et d’efficacité. » De son côté, Clément, l’inspecteur du travail, a reçu une invitation de sa direction générale à ne pas contrôler. Une note interne demande de ne pas prendre d’initiative. Les inspecteurs du travail sont priés de s’en tenir à un rôle de conseil, par téléphone.


    - Lire à ce sujet : Intimidations contre les inspecteurs du travail qui veulent protéger les salariés exposés au virus

    Maintenir un système qui « pousse tout le monde dans le mur »


    Cette crise met en évidence la fragilité de certaines productions, totalement dépendantes d’une main d’œuvre très précarisée, estime Olivier Bel, de la Confédération paysanne : « Cette production en volume est pour une grande partie destinée à l’exportation. On ne sait pas, en l’état, à quoi elle va servir. Faut-il récolter à tout prix ? Ne vaut-il pas mieux indemniser les producteurs de ces exploitations plutôt que de les conforter dans un système qui pousse à exploiter la main d’œuvre, industrialiser et pousser tout le monde dans le mur ? Il est plus que temps de repenser les modèles de production ! »


    Alors que la plateforme « Des bras pour ton assiette » communiquait sur les 200 000 volontaires, la préfecture de Seine-et-Marne a annoncé qu’elle mobilisait, pour ces travaux agricoles, des demandeurs d’asile logés dans les hébergements d’urgence. Face au tollé, elle a précisé qu’ils seront « rémunérés comme tous les ouvriers agricoles avec un titre de travail », et qu’ils « travailleront dans les conditions sanitaires garanties ». Le 30 mars, la Commission européenne a également invité les États membres à considérer les saisonniers et les travailleurs détachés du secteur agricole comme « des professions critiques » et à faciliter leur libre circulation. Face à ces annonces, Olivier Bel se désespère : « Tout est fait pour maintenir un système qui ne rémunère pas les paysans et qui précarise et appauvrit les travailleurs ».


    Sophie Chapelle


    Photo : CC FlickR


     


     


     


     


  • "La période de confinement que nous subissons et la fermeture temporaire de presque tous les commerces de proximité, à l’exception notoire de ceux consacrés à l’alimentation, est en train de faire exploser le commerce en ligne.


    C’est ainsi qu’Amazon, le géant américain du secteur a vu son chiffre d’affaires augmenter dans des proportions inédites. Quant à son fondateur et patron, Jeff Bezos, il a enrichi son petit patrimoine de 24 milliards de dollars depuis le début de l’année !


    Il est de notoriété publique qu’Amazon impose à ses employés des conditions de travail humainement insupportables (lire à ce sujet l’excellent ouvrage de Jean-Baptiste Malet : En Amazonie aux éditions Fayard, 2013).



    Ces derniers temps, Amazon s’est à nouveau illustré sur le même terrain en appliquant a minima les mesures sanitaires indispensables contre le coronavirus. Il y a quelques jours, le tribunal de Nanterre en France a enjoint Amazon à limiter ses activités dans l’attente d’une évaluation des risques face au coronavirus. Amazon a réagi en fermant ses sites français jusqu’au 20 avril inclus, tout en annonçant que les autres sites européens suppléeraient à cette carence momentanée pour servir sa nombreuse clientèle. Par ailleurs, selon le Financial Times, Amazon a annoncé vouloir engager 175 000 personnes supplémentaires, profitant de la demande nouvelle offerte par les fermetures d’entreprises là où la protection sociale est limitée (comme aux Etats-Unis). La multinationale joint ainsi le cynisme au mépris.



    Nous ne pouvons pas être complices des pratiques les plus ignobles du capitalisme prédateur en alimentant par nos commandes une dynamique méprisable. Ce sont les commerces de proximité qu’il faut aider. Un peu de patience : ce sont eux qui doivent contribuer à la nouvelle économie post-confinement.


    Les temps sont difficiles pour beaucoup d’entre nous. Mais en aucun cas, nous ne pouvons par facilité perdre la tête au point de servir les pires ennemis de l’humanité.


    Il faut boycotter Amazon et convaincre autour de nous de la pertinence de cet acte citoyen."


     Paul Lannoye
     Président du Grappe



    Grappe ASBL- Rue Raymond Noël, 100 5170 Bois de Villers.
    www.grappe.be  ; info@grappe.be


     


    Communiqué de presse du 21 avril 2020


  • Les documentaires ont un pouvoir incroyable pour sensibiliser et créer des changements transformateurs dans la conscience aux niveaux personnel et mondial. Un monde plus beau, juste et durable est possible. Parcourez cette bibliothèque de "FilmForAction" et utilisez-la pour inspirer un changement global !



    Au cours des [13] dernières années, "FilmForAction" a regardé des centaines de documentaires sur le changement social et a catalogué les meilleurs d’entre eux sur ce site. Voici leur liste des 100 meilleurs - triés sur le volet pour leur qualité, leur perspicacité et leur potentiel pour inspirer un changement positif.


    Tous les films ont été sélectionnés car ils sont soit gratuits à regarder en ligne, soit louables en ligne. Il y a plusieurs films que "FilmForAction" aurait aimé ajouter à cette liste, mais ils ne disposent actuellement d’aucun moyen accessible pour les visionner. À mesure que cela change, "FilmForAction" met à jour cette liste au fil du temps. Enjoy !



    Source : https://www.filmsforaction.org/articles/the-top-100-films-for-action/



  • Cette période nous impose une mise à l’arrêt, une suspension dans le temps, de nos activités et des vôtres. Nous espérons que vous pouvez en profiter, ne fût-ce qu’un peu, pour vous plonger dans vos rêves. 


    Chez RdC, nous rêvons d’autres possibles et pour y arriver nous vous proposons toujours nos cycles, animations et formations. Ces activités sont simplement suspendues jusqu’à la rentrée de Septembre.


    Alors si vous voulez nous retrouver et construire un peu d’après différent de l’avant, à nos côté, regardez par-ici :

    • La Tournée des Possibles initialement prévue du 20 au 22 mars est reportée à la rentrée (à priori fin septembre-début octobre, date à confirmer). Pour plus d’information et/ou inscription, cliquez ici ou envoyez un mail à Sébastien Kennes
    • La Formation Hêtre « Découverte du secteur de l’AD » initialement prévue du 6 mai au 4 juin est reportée à la rentrée (date à confirmer). Pour plus d’information et/ou inscription, cliquez ici ou envoyez un mail à Alice Normand
    • La Formation Peuplier « éducation et diversité culturelle », initialement prévue du 6 mai au 4 juin est reportée à la rentrée (date à confirmer). Pour plus d’information et/ou inscription, cliquez ici ou envoyez un mail à Margot Thévenin
    • Orme et Laurier « cycles de cuisine écologique et politique » reprendront également à la rentrée (date à confirmer). Pour plus d’information et/ou inscription, cliquez ici pour Orme et ici pour le Cycle Laurier ou envoyez un mail à Margot Thévenin et Louise de Coster
    • La Formation Sureau « Ficelle & Potentia – La puissance de l’agir en collectif » reprendra également à la rentrée (date à confirmer) Pour plus d’information et/ou inscription, cliquez ici ou envoyez un mail à Sébastien Kennes 


    Pour toutes nos autres formations et animations n’hésitez pas à jeter un œil ici.


    Et si vous souhaitez faire un stage avec nous, quand les activités pourront reprendre, profitez en pour consulter la page : ici.


    Au plaisir de vous retrouver à la rentrée en pleine forme ! D’ici-là prenez soin de vous et ne vous résignez pas !



  • Merci aux BAP ! En ces temps de confinements, de nombreuses personnes souhaitent aider les paysan.ne.s qui font face à une situation particulière. D’habitude, les BAP sont un outil qui permet à n’importe qui de venir en soutien aux fermes qui en font la demande.


    Mais le confinement a compliquer la situation, à la fois pour le secteur agricole traditionnel dont une partie des travailleurs.euses saisonnier.e.s sont coincés dans leurs pays de résidence...


    ...Mais aussi pour les fermes qui font en général appel à des bénévoles, ami.e.s, voisins, pour des coups de main ponctuels en ces débuts de tâches paysannes printanières.


    LES BAP ONT DONC UN RÔLE À JOUER (et donc nous aussi) dans ce contexte !
     


    Les BAP en temps de COVID ?

    Youpie ! Le site web a été mis à jour ! Avec des nouveaux chantiers...
    > https://brigadesactionspaysannes.be





    Et afin de nous montrer solidaires avec les paysan-ne-s en ces temps de crise, les chantiers reprennent, avec, bien entendu, quelques adaptations - précautions légales et sanitaires - reprises ci-dessous.


    > Pour les question c’est damien@quinoa.be

    > Plus d’infos sur les dispositions COVID ici



    > Pour les chantiers c’est par ici





     


  • Tant l’auteure, Corinne Morel Darieux, que le livre sont atypiques : parcours sinueux, de consultante pour de grands groupes du CAC 40, elle passe à l’engagement en politique, Parti de gauche puis La France insoumise, tentative d’écosocialisme … livre articulant poésie, fictions, réflexion éthique … !


    Nous comprenons le titre de l’ouvrage comme un élément de réponse au sous-titre … et son texte comme un miroir qui permettra à plusieurs d’entre nous de se reconnaître, de « mettre des mots » pour exprimer qui nous sommes et où nous en sommes.


    Comment enraciner l’agir dans les quelques espaces de liberté que nous avons encore, et selon une nouvelle éthique, celle de la « dignité du présent » ?


     


    « je n’assume pas de me désintéresser du sort de mes congénères. Mais je ne sais pas non plus que faire de ce sentiment pressant que je n’ai plus devant moi que quelques belles années ».


     


    Pour camper la situation, pas de nouvelle évocation de chiffres, de courbes ou de données argumentant cette notion d’effondrement, juste un extrait de « La Longue Route » de Bernard Moitessier, dont voici quelques passages : 


    « Et elle me raconta l’histoire du Beau Voilier chargé d’êtres humains. Des centaines de millions d’êtres humains.


    Au départ, il s’agissait d’un long voyage d’exploration. … ils ont complètement oublié pourquoi ils sont sur ce bateau. Alors, peu à peu, ils ont engraissé, ils sont devenus des passagers exigeants, la vie de la mer et du bateau ne les intéresse plus. Ce qui les intéresse, c’est leur petit confort. … Le capitaine s’est résigné, lui aussi, parce qu’il a peur d’indisposer ses passagers en virant de bord … Le capitaine espère qu’un miracle se produira pour calmer la mer et permettre de virer de bord sans déranger personne. »


    L’intention est clairement dessinée : « J’ai envie d’un livre d’intuitions qui donne à penser tout en laissant des espaces de liberté et de fiction. De fondus et d’ellipses … Pourquoi faudrait-il toujours tout disséquer, tout expliciter ? Comment distinguer dans un écheveau de pensées la réflexion propre d’un vécu alimenté de lectures et de discussions, mais aussi d’allongées dans l’herbe, de marches dans le Vercors, de cuite au champagne et de nuits à la belle étoile à épier des brebis … Lasse de didactique, de pédagogique, d’exposés savants. Je veux laisser la place à l’interprétation, aux projections. »


     



     


    En cette époque de lendemains qui déchantent, comment encore agir ? Comment ne pas se replier sur soi ? Est-il encore lucide d’espérer en une grande « prise de conscience » et une bifurcation de nos trajectoires destructrices ? Comment assumer les tensions émotionnelles qui nous submergent face au désastre ? Comment encore « goûter à la beauté des mimosas », rester solidaires, préserver les vivants si l’on accepte « qu’il est vain de prétendre changer le monde ». Comment « se donner force et courage pour continuer sur ce chemin de résistance et d’émerveillement, avec amour et rage. »  ? « Parce que la meilleure consolation, c’est l’action ! »


     


    Articuler actions radicales et éthique personnelle


     


    Corinne propose de respecter « l’archipel » des actions, de respecter la diversité, le foisonnement des initiatives, des îlots de résistance. Dans une interview, elle déclare  : « On doit passer d’une vision continentale, où on essaye de faire continent tous ensemble, à une « archipélisation » - j’emprunte le terme à Edouard Glissant - de ces îlots de résistance émergents, sans essayer de se convaincre de tous faire la même chose. »


    « Après des années à chercher à forcer l’unité politique en vain, à s’acharner à convaincre tout le monde de rentrer dans la même case, à confondre rapport de force et culture du nombre, à essayer de s’imposer, d’un groupe à l’autre, les mêmes mots d’ordre et modes d’action, nous avons oublié que chacun peut être à son poste tout en contribuant à un plan plus large. »


    Elle propose « un cheminement vers l’action », (« Les petits pas sont aussi parfois des premiers pas ! ») via trois règles de vie : refuser de parvenir, cesser de nuire, cultiver la dignité du présent.


    Et pour cela « convoquer des figures en mesure d’incarner un récit différent de celui relaté par les dominants ».


     


    Bernard Moitessier et le refus de parvenir


     


    La première grande figure invitée est celle du navigateur Moitessier. Celui-ci, après sept mois de mer, est sur le point de gagner la toute première course de vitesse en solitaire autour du monde. Plutôt que de gagner, il retourne en mer et prend le cap de Papeete. Ce « refus de parvenir », l’auteure le met en lien avec une sensibilité aigüe à la beauté de la nature. 


    « On ne défend bien que ce que l’on a appris à aimer, appréhendé par l’esprit et intégré par les sens. Non à la manière d’un scientifique disséquant les caractéristiques communes entre l’espèce humaine et le reste du monde vivant, … mais à la manière de ce que l’on saisit par l’épreuve, … »


    Pour elle, Moitessier est un « maverick », du nom d’un éleveur qui au XIX° siècle refusa de marquer au fer rouge son bétail, quelqu’un qui reste à la marge. « Contrairement au paria, rejeté par ses semblables, le maverick fait lui le choix délibéré de se mettre en retrait. Cette délibération en soi-même, qui inclut la notion d’intention, est au cœur de la distinction entre singularité et conformisme, entre libre arbitre et soumission. »


    Et ceci est accessible à chacun. Corinne propose de nous méfier de l’idée que ce genre de choix soit réservé « à ceux qui peuvent se le permettre ». La rivalité mimétique atteint toutes les classes sociales. « Chacun a la possibilité de réviser ses besoins à l’aune de ses envies. »


    « Le refus de parvenir n’implique ni de manquer d’ambition ni de bouder la réussite. Juste de réaliser à quel point ces deux notions gagneraient à davantage de singularité … »


     


     


    Cesser de nuire


     


    « Il s’agir aujourd’hui de cesser de nuire »


    « Peu importe la forme que prend votre pas de côté, en fin de compte : pourvu qu’il comporte une intention et le principe immanent de cesser de nuire. A soi, aux autres, à la tenue du monde. Mais sous prétexte que cela ne va pas révolutionner leur vie, beaucoup se privent de ces petites victoires volées sur le quotidien parce que « ça ne changera rien ». Mais si ça change ! Naturellement. A trop viser de grandes victoires futures, on en oublie de saisir celles qui sont à portée de main. Elles sont pourtant le carburant des grandes épopées de demain : sans elles, comment poursuivre, toute une vie durant, des aspirations qui semblent si loin ? »


     


    Pour la dignité du présent


     


    « … clamer qu’il faut rester en quête des lucioles même si la machine est en train de tout gâcher. »


     



    « des lueurs, des malgré tout »


     


    La figure convoquée cette fois est Morel et sa lutte pour les éléphants en Afrique équatoriale française. Il s’agit d’un personnage du roman « Les racines du ciel » de Romain Gary. Morel se bat pour la défense des éléphants, sans véritable espoir de gagner, mais il oblige chacun à prendre position  : « l’ignorer et le traiter de fou ou reconnaître que les fous sont ailleurs, signer sa pétition, et tenter de redonner un peu de grandeur d’âme à l’humanité. »


    L’invitation est dès lors de nous construire « une boussole éthique » qui nous permette « d’acquérir une essence de l’action qui existe pour elle-même, dont la réalisation porte en elle-même ses propres revendications. C’est aiguiser en soi la capacité à mener des batailles désintéressées, à dire non, … »


     


    Un triptyque à la fois éthique et politique : refus de parvenir, cesser de nuire et la dignité du présent


     


    Refuser le toujours plus, cultiver nos émerveillements, ne pas se mentir quant à la portée et l’efficacité de nos gestes, assumer une recherche spirituelle comme « une exploration entre l’intériorité et l’extériorité, et mise en rapport de soi à un tout plus grand. Une sorte de chemin intérieur fertile qui favorise le passage à l’action. », autant de propositions faites dans ce texte. Et ceci nous invite à reconsidérer certaines vieilles conceptions de séparation action individuelle – action collective – action politique. A redéfinir aussi ce qu’est le personnel, ce qu’est cette chose si souvent évoquée comme « politique », le plus souvent sans avoir l’élégance de stipuler de quoi l’on parle. Tant de définitions et conceptions se télescopant dans ce mot magique ! Alors, si « faire un pas de côté », refuser de nuire, choisir une certaine sobriété, dépendent de conditions structurelles, elles dépendent « aussi des conditions culturelles, de la formation d’un esprit critique, de capacité de raisonnement autonome : en un mot d’éducation. »


     


    Nourritures pour une pensée de l’engagement


     


    Ce texte nourrit richement plusieurs de nos recherches et interrogations : pédagogie des petits gestes (" Si vous cherchez la source du fleuve Yosthino, vous la trouverez dans les gouttes d’eau sur la mousse. " Proverbe Japonais), articulation Transformation Personnelle et Transformation Sociale, engagement sans promesse (« Je ne rêve pas de comment le monde devra être, je rêve que dans tout monde, quel qu’il soit, il y aie des gens qui se battent pour la vie, pour la liberté, … » Miguel Benasayag), notre attention au sensible et à ce que nous avons appelé esthétique, multiplication et respect de la diversité des récits et des actions, …


     


    Merci madame pour ce beau cadeau !


     


    Par Daniel Cauchy



  • Source en ligne ici : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/190520/avec-les-ecofeminismes-se-projeter-autrement-dans-lapres-covid 


    La crise sanitaire exhibe les limites du système capitaliste et productiviste, fondé sur l’exploitation des ressources. Elle exacerbe aussi « les violences du système patriarcal » et expose particulièrement les femmes, rappelle un large collectif d’intellectuelles et militantes. La crise oblige à construire l’« après » avec les écoféminismes, qui invitent à croiser les luttes et à « une critique radicale de la structure oppressive de la société dans le but de nous en libérer tous·tes ». 


     


    La crise sanitaire actuelle nous montre les limites du système capitaliste, productiviste et individualiste, basé sur l’exploitation infinie des ressources. Elle exacerbe également les violences du système patriarcal : exploitation du travail invisible des femmes, exclusion des minorisé·e·s de genre, marginalisation des précaires. C’est pourquoi nous trouvons urgent de construire un après-Covid19 nourri des pensées et actions écoféministes.


    Nous vivons de façon évidente une crise écologique : l’articulation entre la propagation du virus, la mondialisation et la destruction de notre écosystème a été maintes fois mise en exergue ces derniers temps. Les actions humaines ont modifié le climat et gravement dégradé les écosystèmes naturels, terrestres et marins, rendant la terre inhabitable pour un grand nombre d’espèces. Pendant ce temps-là, le nombre de réfugié·e·s climatiques est sans cesse en augmentation, les pauvres s’appauvrissent, des femmes sont exploitées et violentées, des communautés minoritaires sont prises pour cible.


    Pourtant, dans les nombreuses réflexions sur « l’après-Covid19 », on constate l’absence de l’écoféminisme et la difficulté des courants féministes français à s’emparer de la question écologique. Or depuis les années 70, les écoféminismes sont à la convergence de l’action écologique et des luttes féministes. En Amérique Latine, en Afrique ou en Inde, des mouvements lient défense des terres et des groupes minorisés de genre, de classe ou de race depuis longtemps ; ils montrent qu’une critique décoloniale est indispensable dans la construction d’une société nouvelle. Ils sont une source d’inspiration propice à la reconstruction de nouveaux modèles sociétaux.


    Face au virus, ce sont majoritairement les femmes qui sont exposées : aides-soignantes, infirmières, caissières, couturières, femmes de ménage, auxiliaires de vie. La crise remet au centre la question du care, désignant l’ensemble des activités de soin de l’autre, vitales et pourtant continuellement dévalorisées, invisibles, faiblement rémunérées, assignées à des femmes bien souvent racisées. Comme l’explique Christiane Taubira, « ce qui fait tenir la société, c’est d’abord une bande de femmes », tandis que des hommes en télétravail cherchent à retrouver le chemin de la croissance à tout prix dans les conseils d’administration des grosses entreprises.


    Alors ce fameux « monde d’après », qui galvanise tant d’imaginaires, se dessinera-t-il avec les femmes ? Avec les minorisé·e·s, les LGBTQI+, les sans papiers, les migrant·e·s ? C’est maintenant que l’écoféminisme a un rôle à jouer, une place à prendre et que ses voix doivent être entendues.


    L’écoféminisme est un mouvement politique et philosophique hétérogène qui établit une corrélation entre la destruction des écosystèmes par le capitalisme et l’oppression des femmes par le patriarcat. Ses courants sont nombreux (spiritualistes, décoloniaux, vegans, matérialistes...) mais tous encouragent la construction de mondes qui ne détruiraient ni les humain·e·s, ni les natures au sein desquelles ils·elles vivent. Pour cela, sortons de cette opposition entre nature et culture qui relègue les femmes, mais aussi les personnes racisé·e·s, les queers, les personnes en situation de handicap, et bien d’autres du côté de la « nature » – justifiant leur exploitation de la même façon que les sols, les plantes ou les océans.


    Les écoféminismes nous invitent à croiser les luttes, à intégrer nos émotions face aux catastrophes qui ne vont cesser de croître : le désarroi d’un·e parent·e qui voit ses enfants avaler des pesticides à la cantine, l’impuissance des paysan·nes qui assistent à la construction d’un projet d’enfouissement nucléaire à côté de chez elles·eux, le désespoir d’une personne trans privée d’un emploi dans la fonction publique à cause de son genre. Les écoféminismes sont présents là où des minorités entrent en lutte contre une logique patriarcale, guerrière, qui exploite le vivant : des mouvements de femmes en lutte contre l’implantation de Monsanto en Argentine, contre la déforestation en Inde, contre l’extraction du charbon en Afrique du Sud, contre le nucléaire comme aux États-Unis dans les années 80 avec la Women’s Pentagon Action ou plus récemment à Bure, en France. Nous devons repenser entièrement la division sexuée mais aussi racialisée du travail.


    Pour cela, des projets de terres écoféministes, des chantiers en mixité choisie, des communautés, des cercles de paroles, des conférences, des week-ends se mettent en place depuis longtemps partout dans le monde et depuis peu en France, mais aussi en Belgique et en Suisse. Nous demandons des fonds pour la recherche écoféministe et la construction de projets écoféministes dans des espaces divers, qui vont des zones rurales aux centres-villes, sans oublier les quartiers populaires, pour un écoféminisme pluriel et connecté à nos différentes réalités sociales et raciales.


    Être écoféministe, ce n’est pas seulement pratiquer le tri sélectif, le DIY ou devenir végétarien·ne, c’est aussi lutter contre l’asservissement des femmes, des minorisé·e·s et du vivant. C’est une critique radicale de la structure oppressive de la société dans le but de nous en libérer tous·tes.


    Les mouvements écoféministes se nourrissent de la création artistique, de la désobéissance civile, des luttes pour la terre, des traditions anarchistes, des mouvements de gouvernance partagée où l’on s’extrait de la hiérarchie : ils inventent une nouvelle façon d’exister et de faire de la politique ensemble. Nous sommes convaincu·e·s que c’est précisément ce dont nous avons besoin aujourd’hui.


     


    Par Selma Muzet et Marie Bécue, avec les précieux conseils de nos co-signataires, en particulier ceux de Myriam Bahaffou et Catherine Larrère.


     


    Signataires :


     


    Catherine Larrère, Philosophe, spécialiste en philosophie de l’environnement
    Marie Toussaint, Eurodéputée écologiste, co-fondatrice de Notre Affaire à Tous
    Clotilde Bato, Présidente de Notre Affaire à Tous
    Jules Falquet, Sociologue et féministe
    Lamya Essemlali, Présidente France de Sea Shepherd
    Pascale d’Erm, Auteure de Sœur en écologie et de Natura
    Valérie Cabanes, Juriste internationaliste, auteure de Homo Natura, en harmonie avec le vivant
    Jeanne Burgart Goutal, Philosophe, enseignante et autrice d’Être écoféministe
    Myriam Bahaffou, Chercheuse en philosophie et études de genre et militante écoféministe
    Pablo Servigne, Auteur
    Charlotte Marchandise, Femme politique, adjointe à la maire de Rennes, autrice
    Gauthier Chapelle, Ingénieur agronome et docteur en biologie, auteur
    Geneviève Azam, Économiste et essayiste
    Élodie Nace, Militante climat
    Agnès Sinaï, Journaliste, fondatrice de l’Institut Momentum, enseignante à Sciences Po
    Lisa Azuelos, Réalisatrice
    Flora Magnan, Co-fondatrice de RiseFor
    Annie Lahmer, Conseillère Régionale EELV
    Solène Ducretot, Co-fondatrice du collectif Les Engraineuses
    Arthur Keller, Expert des risques systémiques et des stratégies de résilience
    Mathilde Julié Viot, Militante féministe cofondatrice de Chair Collaboratrice
    Elise Thiébaut, Féministe, auteure et journaliste
    Voix Déterres, Écoféminismes en germes, collectif écoféministe intersectionnel pour la justice environnementale
    Grégory Poinsenet, Co-fondateur de Sorry Children
    Laurie Debove, Rédatrice en chef de La Relève et la Peste
    Charlotte Soulary, Membre de la Coordination des Verts mondiaux
    Fatima-Ezzahra Ben-Omar, Militante féministe
    Des Bombes Atomiques, Collectif féministe et antinucléaire
    Gwennyn Tanguy, Conférencière gesticulante écologiste et féministe
    Elena Souvannavong, Militante écoféministe, co-fondatrice du collectif La Vulva
    Magali Payen, Fondatrice de « On Est Prêt »
    Emmanuel Cappelin, Réalisateur et producteur
    Nathalie Blanc, Directrice de recherche au CNRS, directrice du Centre des Politiques de la Terre
    Héloïse Prévost, Sociologue chercheuse, co-réalisatrice du film « Femmes rurales en mouvement »
    Hélène Guétat-Bernard, Professeure de sociologie de l’enseignement supérieur agricole, Membre du réseau Arpège
    Genevieve Pruvost, Sociologue en études de genre et du mode de vie écologique
    Magali C. Calise, Chercheuse en philosophie
    Caroline Michon, Anthropologue spécialiste des questions de genre en Inde et militante Alternatiba
    Caroline Goldblum, Autrice de Françoise d’Eaubonne et l’écoféminisme
    Adrien Moisson, Fondateur de Wild Immersion
    Camille Etienne, Fondatrice de « Graine De possible »
    Julien Didier, Militant queer et écologiste
    Association Qwinz, Agir contre les violences faites aux femmes
    Afro-Fem, Association afroféministe
    Bénédicte Allaert, Membre de Mycelium
    Vincent Wattelet, Écopsychologue connecté à l’écosystème Mycelium et actifs dans divers mouvements associatifs belges
    Pascale Barret, Artiste queer, activiste écoféministe, membre du parlement interne chez Ecolo Belgique
    Nathalie Grandjean, Philosophe féministe, Université de Namur, Belgique Association Sophia, Réseau belge d’études de genre
    Nathalie Grandjean, Docteure en philosophie, chercheuse senior en Science & Technology Studies, administratrice de Sophia, le réseau belge des études de genre
    Marine Allard, Réalisatrice de « Ni les Femmes Ni la Terre ! »
    Lucie Assemat, Réalisatrice de « Ni les Femmes Ni la Terre ! »
    Coline Dhaussy, Réalisatrice de « Ni les Femmes Ni la Terre ! »
    Joanne Clavel, Chargée de recherche au CNRS, LADYSS, humanités environnementales
    Gabriel Sampaio, Responsable du groupe EELV de Vincennes-Saint-Mandé
    Tatiana Halley, Chargée de développement local, Membre de « Nous Toutes »
    Amandine Hancewicz, Présidente de l’association Parents & Féministes
    Carine Rolland, Médecin, membre du Conseil d’Administration de Médecins du Monde
    Cécile Entremont, Écopsychologue, féministe et auteure de S’engager et méditer en temps de crise
    Céline Astrié, Autrice et metteuse en scène, Festival Sauvageonnes ! Fabrique des imaginaires et agirs écoféministes
    Samantha Brangeon
    Virginie Hallot, Comédienne, Metteure en scène, scénariste
    Natalia Kovachevski, Photographe et militante LGBTQI
    Paloma Moritz, Journaliste indépendante et engagée
    Mounia El Kotni, Docteure en anthropologie médicale et culturelle de l’Université de l’Etat de New York à Albany, postdoctorante au Cems-EHESS Paris
    Johnny Delort-Dedieu, Enseignant formateur égalité filles-garçons et école inclusive
    Valentine Rinner, Co-fondatrice du collectif Oh My Goddess !
    Caroline Delboy, Co-fondatrice de Disco Soupe
    Fanny Hugues, Doctorante en sociologie (EHESS) et militante écoféministe
    Inès Roulet, Co-fondatrice de l’association Écoute Mieux
    Isis Plateau De Croÿ, Designeuse, co-fondatrice de l’association Écoute Mieux
    Anne-Laure Bonvalot, Maîtresse de Conférences en Littératures hispaniques et autrice de Zèbres
    Martin Kern, Militant écologiste, expert évaluation des programmes humanitaires d’urgence
    Marie Renault, Militante et conférencière
    Margot Lauwers, Chercheuse écologie et féminismes
    Athane Adrahane, Philosophe et artiste
    Claire Poinsignon, Militante écoféministe et facilitatrice de cercles de femmes
    Arnaud Blondel, Artiste chorégraphique et chercheur en danse
    Emmeline Werner, Membre du groupe écoféministe ØkoKøn à NOAH, Friends of the Earth Denmark
    Boris Libois, Membre d’Extinction Rebellion Belgium
    Pauline Fousse, Éditions le passager clandestin
    Josépha Mariotti, Éditions le passager clandestin
    Julie Gorecki, Universitaire et activiste féministe pour la justice climatique, UC Berkeley
    Véronique Servais, Chercheure en anthropologie des relations humains-non humains, Université de Liège
    Violeta Salvatierra, Chercheuse en danse et praticienne somatique (Rolfing)
    Marine Legrand, Chercheure, écrivaine
    Marina Pirot, Artiste somatique
    Claire Carré, Fondatrice de Roseaux Dansants, association d’Ecologie profonde
    Bénédicte Meillon, Enseignante-chercheuse spécialiste d’écopoétique
    Julie Perrin, Maîtresse de conférences en danse, IUF, Université Paris 8
    Caroline Touchette, Militante écoféministe
    Oleñka Carrasco, Écrivaine et photographe
    Béatrice Michel, Journaliste
    Astrid Modera, Doctorante en philosophie
    Delphine Masset, Etopia, Conseillère à la prospective Catherine Geeroms, UCLouvain
    Claire Gavray, Sociologue et enseignante en études de genre, Université de Liège
    Marie-Astrid Lissoir, Altermondialiste féministe, CollectiVe femmeS
    Nina Lombardo, Militante, comédienne et photographe
    Aurore Morillon, Artiste et membre du PornProcess, militante pour Holobionte
    Louise Buneafuente, Comédienne
    Nathalie Rjewsky, Comédienne
    Olivia Szwarcburt, Coordinatrice de Rencontre des Continents, Mères au Front
    Ilios Kotsou, Auteur, docteur en psychologie
    Caroline Lesire, Coordinatrice d’Emergences, co-initiatrice des Mères au Front
    Isabelle Godesiabois, 108 Empreintes - Rebelle XR, Extinction Rebellion Charleroi Grégory Wispelaere, 108 Empreintes - Rebelle XR, Extinction Rebellion Charleroi
    Caroline Bonfond, Réalisatrice et écoféministe
    Marion Lambert, Comédienne
    Corinne Mommen, Jardinière et facilitatrice de Travail qui relie
    Emeline Seyler, Militante écoféministe
    Marie-Claude Roncoroni, Assistante sociale, thérapeute et facilitatrice en écopsychologie
    Alice Cohen, Psychologue
    Claire Revol, Docteure en philosophie, Maîtresse de conférences à l’Université de Grenoble Alpes
    Laëtitia Toulout, Communicante, militante écoféministe
    Eléonore Colpin-Lafuma, Étudiante en art
    Marjolein Moreaux, Activiste chez Extinction Rebellion
    Laura Silva-Castañeda, Chercheuse indépendante en sociologie de l’environnement
    Carine Decuypere, Sorcière, écopsychologue et Rebelle (XR Belgium)
    Kelly Odette Dochy, Militante écoféministe
    Aurore Guieu, Spécialiste des questions de genre et inégalités
    Léa Guichard, Militante écoféministe
    Typhaine Domercq, Artisane engagée dans l’écologie
    Aurélie Ceinos, Spécialiste Résilience Climatique
    Garance Scharf, Documentariste
    Fleur Lequatre, Militante écologiste et féministe
    Sylvain Naudin, Artisan de la culture libre
    Rhéa d’Almeida, Eco-infirmière, directrice d’une micro-éco-crèche
    Philippe Ricordeau, Médecin, militant écologiste
    Estelle Brochard, Artiste et militante écoféministe
    Béatrice Rabot, Docteur en biologie et militante pour une agriculture paysanne
    Anne Duchêne, Ecologiste Féministe
    Constance Rimlinger, Doctorante en sociologie à l’EHESS
    Sonia Glasberg, Architecte et scénographe
    Sandrine Piazza, Artiste et jardinière


     



  • La crise déclenchée par la pandémie mondiale du coronavirus a mis un coup de projecteur supplémentaire sur les dérives du système actuel, et la fragilité de nos sociétés. Et si on profitait de cette situation d’exception pour exiger que les cartes soient rebattues ?




    Nous sommes à un carrefour. Nous pouvons décider de faire repartir la machine comme avant, tout en sachant pertinemment qu’elle continuera de provoquer les crises sanitaires, économiques, sociales et les catastrophes écologiques qui menacent de plus en plus gravement les conditions de vie civilisée sur Terre. Ou nous pouvons choisir la direction opposée : prendre dès à présent les mesures qui permettront la métamorphose de nos territoires et un changement radical du système, pour construire un monde basé sur la soutenabilité écologique et la justice sociale.



    Alternatiba a proposé à 60 intellectuel·les et artistes de dessiner ce que pourrait être ce « monde d’après » si on choisissait cette voie de la métamorphose écologique et sociale.



    Nourrir, voyager, habiter, partager les ressources, apprendre, échanger, consommer, vivre ensemble… pour chacune des 28 thématiques, un·e auteur·ice (écrivain·e, économiste, scientifique, acteur·ice de terrain) et un·e artiste ont proposé leur interprétation de ce que pourrait être « l’après ».

    Ce recueil est une invitation à se projeter dès à présent dans un futur qui est loin d’être impossible : il renvoie ainsi vers tous les acteurs qui, dès aujourd’hui, sont en train d’en bâtir les contours. Chaque thématique est accompagnée d’une sélection d’actions très concrètes dont chacun·e peut s’emparer.



    N’attendons pas demain pour développer les alternatives qui existent déjà aujourd’hui : c’est dès à présent que nous pouvons commencer à transformer la fiction en réalité ! 


     


    Tout est disponible ici : https://et-si.alternatiba.eu


     



  • Sabrine, Barbara et Mathilde désirent créer une ferme collective de production en agroécologie paysanne, réunissant différentes activités dont les produits viseront au développement d’un système alimentaire plus solidaire et résilient localement : des cultures, de l’élevage, de la transformation. Pour concrétiser ce projet de ferme collective, elles recherchent des coéquipier·e·s pour travailler ensemble… à la construction du projet puis, un jour, au champ !



    Projet de ferme collective en Région Wallonne recherche co-équipier·e·s  !


    Nous désirons créer une ferme collective de production en agroécologie paysanne1. Elle réunira différentes activités dont les produits viseront au développement d’un système alimentaire plus solidaire et résilient localement.


    Ferme collective disions-nous... cependant, pour le moment, nous ne sommes que trois, et nous recherchons des personnes pour porter le projet avec nous. Voilà en quelques mots (qui sont devenus quelques pages au fil des discussions) les fondements de ce qui nous anime. On se réjouit d’en parler avec toi de vive voix si cela rejoint tes aspirations ! Bonne lecture !


    Qui sommes-nous ?


    Nous, c’est Sabrine, Barbara et Mathilde, qui cherchons à être rejointes par des co- équipier·e·s pour vivre cette aventure et fonder ce projet ensemble !


    En mélangeant un peu nos parcours, nous pouvons dire que nous sommes issues des milieux de l’éducation populaire, de fédération et d’associations d’économie sociale, comme le Centre d’Économie Sociale (Ulg-HEC) ou SAW-B. Et après quelques pérégrinations en wwoofings, un compagnonnage via le Réseau REPASle lancement de Déclic en perspectives, une asbl en accompagnement de projets, des analyses en gouvernance participative et l’accompagnement de dynamiques territoriales (comme la Ceinture alimentaire de Charleroi), nous sommes maintenant en phase d’expérimentation et de formations (auprès du CRABE asbl en filière installation en maraîchage biologique notamment).


    Ce projet de ferme collective vient de nos tripes et est prêt à se concrétiser pas à pas... !


    1 Nous nous reconnaissons dans la vision de l’agroécologie paysanne en tant que modèle agricole et de société telle que formulée par la Via Campesina : https://viacampesina.org/fr/mali-manifeste-de-l-agroecologie-paysanne/


    Quelles activités ?



    Au cœur du projet, il s’agit d’activités de production diversifiées. Nous nous projetons toutes les trois sur du maraîchage (mix diversifié-spécialisé). Ceci dit, agencer plusieurs productions sur un même lieu et y ajouter de la transformation fait sens pour nous. C’est pourquoi, nous aimerions que la ferme rassemble, selon les envies des personnes qui nous rejoindront, une ou plusieurs autres productions : des cultures de céréales, de l’élevage (poules pondeuses, cochons, moutons...), de la transformation (pain, fromage, pâtes, bière, conserves, tisanes...), des plantes aromatiques et médicinales.


    De plus, nous avons à cœur de rejoindre des réseaux existants (implication dans des associations comme le Mouvement d’Action Paysanne, mais aussi mutualisation avec d’autres producteurs locaux par exemple). À moyen terme, nous envisageons également de proposer des activités de formations et participer à des recherches.


    Il ne s’agit pas d’un habitat groupé visant sa propre autonomie alimentaire, mais bien d’unprojet de production pour de la vente locale. Ceci étant dit, on rêve tout de même d’une maison collective pour accueillir woofeu·ses·rs et ami·e·s, organiser des formations ou des rencontres, ainsi que d’une possibilité d’habitat (léger ou dans le bâti existant) sur le site...


     



    Quelle commercialisation ?


    Les modes de commercialisation envisagés sont en circuits courts et solidaires tels que :


    • ✔ L’Agriculture Soutenue par la Communauté (modèle ASC, type paniers et/ou auto- ceuillette)


    • ✔ Des ventes intégrées dans des dynamiques en lien étroit avec les producteurs·trices (type AgricovertPaysans-ArtisansLes Petits Producteurs, et plus généralement les Ceintures Alimentaires).


    • ✔ Un magasin à la ferme


    • ✔ À moyen terme, des collectivités (type cantines...).


    •  


    Un projet agricole... et politique !


    Outre le plaisir que nous avons à être au champ, notre volonté de créer cette ferme vient aussi du constat d’une impasse. Impasse d’un système économique capitaliste qui exploite le vivant, brise l’autonomie des communautés humaines et crée des inégalités sociales insoutenables. Tout comme d’autres secteurs, le monde agricole – essentiel à notre survie – n’échappe pas à la logique d’accumulation de profits au détriment de l’équilibre des écosystèmes, du respect des biens communs et de droits humains les plus fondamentaux.


    Face à ces constats, nous voyons la possibilité d’allier résistances (s’organiser collectivement pour mener des luttes) et alternatives (créer et expérimenter de nouvelles manières de faire et d’être) à travers cette future ferme. L’idée, c’est un lieu où les changements sociétaux que nous revendiquons se pensent mais aussi se vivent.


    En créant cette ferme, nous voulons rejoindre celles et ceux qui construisent aujourd’hui déjà une autre manière de produire et de travailler ensemble. Convaincues que la justice sociale et la dignité passent par la souveraineté alimentaire, nous nous reconnaissons dans les revendications portées par la Via Campesina. Modestement mais fermement, nous souhaitons participer aux luttes paysannes au niveau local et global.


    Nous voulons que cette ferme soit un lieu parmi d’autres pour renforcer la vie économique, sociale et culturelle sur un territoire, guidée par des valeurs écologiques, de solidarité et de partage. Nous concevons aussi ce futur collectif de travail comme un lieu d’expérimentation concret sur des enjeux qui nous tiennent à cœur : mettre en place un fonctionnement qui tend vers l’autogestion et mener une réflexion sur le statut des personnes travaillant dans le secteur agricole et la transmissibilité des fermes, notamment.


    Féministes, nous portons une attention particulière aux enjeux de domination de genre dans les dynamiques collectives et, plus globalement, aux oppressions présentes dans nos sociétés.


    Une gestion collective


    Nous désirons mettre sur pied un collectif de travailleu·ses·rs qui veulent en faire un projet professionnel à titre principal, avec à la fois une solidarité entre les membres (mutualisation de moyens et revenus, rotation des astreintes...), et une certaine autonomie dans la gestion de chacune des activités.


    Parce que, pour nous, cela fait plus sens de travailler à plusieurs, mais aussi parce qu’on désire que la ferme soit un lieu convivial, de plaisir partagé et de moments de vie.


     



    Il s’agira de fonder une entreprise répondant aux principes de l’économie sociale (telle qu’une coopérative à finalité sociale) et ainsi :


    • ✔ Créer une activité porteuse de sens et utile à la société,


    • ✔ Construire une démocratie économique (une personne = une voix) et une


      gouvernance participative pour tendre vers plus d’horizontalité dans la prise de


      décision.


    • Créer une activité économique qui a pour but la rémunération du travail et non pas du capital et permettre la transmission des outils de travail le moment venu.


       


    Elles et ils nous inspirent...


    En plus des autres acteurs qui défendent et œuvrent au développement de l’agriculture paysanne, voici quelques projets agricoles qui nous inspirent, que ce soit pour leur organisation interne, les outils et installations de production (développés notamment en collaboration avec l’Atelier Paysan), leur implication dans des réseaux et leurs formations, la complémentarité de leurs activités et le fonctionnement de leur collectif, ou encore l’esprit politique du projet :


    • ✔ La Coopérative paysanne de Belêtre, en Touraine


    • ✔ La Tournerie, dans le Limousin


    • ✔ Les Radis&Co, en Mayenne


    • ✔ Troismaraichers, à Wépion


    • ✔ Le Champ Liberterre, à Liernu


    • ✔ Le Champ des Possibles, à Jupille


    • ✔ Boeren Companie, à Heverlee


    ✔ La ferme des Coquelicots, à Willemeau


    Et bien d’autres encore !


    Localisation


    En zone péri-urbaine ou rurale, en s’insérant dans un tissu local existant. L’implantation précise est à définir par le collectif et en fonction des opportunités. Pour l’instant c’est l’ensemble de la Région Wallonne qui est envisagée avec une attention sur des territoires ayant déjà amorcé un travail en réseau avec une approche de souveraineté alimentaire.


    Idéalement le lieu sera loué auprès d’une collectivité ou d’un organisme tel que Terre-en- Vue, via un bail de long terme.


    Calendrier


    L’idée est de co-construire le projet dès cette année, et de trouver un lieu pour l’automne 2021, afin de lancer une première année de production-installation en 2022.


    Nous sommes aux prémices de la construction de la ferme, et nous commençons par... constituer le collectif !


     


    • Nous rejoindre ?


    Tu te reconnais dans ces envies ? Tu aimerais t’investir et construire concrètement ce projet de ferme avec nous ? Génial ! Nous sommes à la recherche de personnes qui :


    • ✔ souhaiteraient porter un projet professionnel de production à titre principal au sein de la ferme collective. Nous sommes déjà trois à vouloir développer le maraîchage. Sans vouloir complètement fermer la porte aux personnes s’y intéressant aussi, nous cherchons en priorité des personnes qui portent d’autres activités de production : boulangerie, atelier de transformation, production de bières, de céréales, poules pondeuses, tisanes, élevage... Nous cherchons des personnes déjà expérimentées ou qui sont prêtes à entamer un processus de formation d’ici deux ans.


    • ✔ se retrouvent dans les valeurs de l’économie sociale et aspirent à un fonctionnement collectif en autogestion.


    • ✔ aimeraient travailler au sein d’une ferme où il y aurait une solidarité et donc unemutualisation entre les différentes activités (revenus, outils, investissements, risques...).


    • ✔ sont prêtes à dégager du temps pour s’investir dès cet été dans la construction du projet  : recherche de partenaires, travail sur le collectif, recherche des terres, construction du modèle économique et organisationnel...


      Se rencontrer... à vélo ?


    Afin de prendre le temps pour créer l’équipe, on désire réaliser un tour à vélo en Belgique avec les personnes intéressées à nous rejoindre, à la rencontre de fermes, cet été (durant 7 jours, du 11 au 17 août 2020). L’objectif du tour sera de partager nos visions de la future ferme, et de sentir si on est partant·e·s pour travailler ensemble... à la construction du projet puis, un jour, au champ !


    Cela sera aussi l’occasion de commencer à rencontrer des personnes et des organisations déjà actives dans l’agriculture paysanne, pour se mettre en réseau, confronter notre projet et explorer les dynamiques territoriales autour de la vente en circuits courts !


     



    Contacts


    Voilà pour ce qui nous motive : si cette annonce te parle (que tu sois disponible pour le tour à vélo ou pas), on se réjouit d’entendre ce qu’il en est pour toi ! Un coup de fil, un mail, contacte nous comme tu veux. On aimerait rencontrer les personnes intéressées à nous rejoindre à partir de fin mai.


     


    Barbara


    0486 / 07 84 24 barbaragarbarczyk@hotmail.fr


    Mathilde


    0474 / 58 60 42 mathilde.stokart@gmail.com


    Sabrine


    0479 / 25 16 73 sabrine.tangi@gmail.com



  • Deux cycles deux formules ! 


    Le cycle « Orme » est un cycle d’initiation à la cuisine écologique et politique il qui se déroule sur 5 soirées de octobre à décembre 2020 


    Le Cycle « Laurier » est un cycle d’approfondissement qui se déroule sur 8 journées de octobre 2020 à juin 2021, qui s’adresse à ceux et celles qui aimeraient aller plus loin dans leur réflexion et leurs pratiques de la cuisine écologique et politique au quotidien. 


    Pour l’instant le nombre d’inscrit.e.s est limité à 10 mais nous espérons pouvoir augmenter en fonction des mesures qui seront communiquées par le conseil national de sécurité.


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    Cycle "Orme" : initiation à la cuisine écologique et politique


    Faire évoluer son regard sur l’alimentation, adopter de nouveaux réflexes culinaires et développer sa créativité et sa technique, tels sont les objectifs du Cycle Orme : initiation en cuisine écologique et politique, proposé par Rencontre des Continents et ses volonterres. 


    Il allie réflexion et pratique pour mieux comprendre son assiette, l’organiser de manière écologique, et expérimenter concrètement et collectivement tout cela dans une ambiance conviviale !


    Le prochain cycle se déroulera sur 5 mardis soir de octobre à décembre


     


    Les dates  :


    Mardi 6 Octobre


    Mardi 20 Octobre


    Mardi 10 Novembre


    Mardi 24 Novembre


    Mardi 8 Décembre


     


    de 18h15 à 22h30


     


    Infos et inscriptions :


    http://rencontredescontinents.be/Cycle-Orme-Initiation-a-la-cuisine-ecologique-et-politique.html


     


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    Cycle « Laurier » : cycle d’approfondissement en cuisine écologique et politique


     


    Nous prendrons le temps d’aborder d’autres thèmes que lors du cycle d’initiation, afin d’approfondir les questions liées à l’alimentation et ses interactions avec le monde. Nous mettrons en pratique d’autres techniques culinaires par la réalisation collective d’un repas lors de chaque séance.


     


    L’objectif de cette formation est donc d’approfondir notre réflexion ainsi que des pistes pratiques pour pouvoir se nourrir au quotidien en respectant à la fois à notre santé, notre environnement et notre convivialité


     


    Le prochain cycle se déroulera sur 9 dimanches de octobre à juin (une table d’hôte étant prévue le dernier dimanche).


     


    Les dates :

    25 Octobre
    22 Novembre
    13 Décembre
    10 Janvier
    7 Février
    21 Mars
    25 Avril
    23 Mai
    20 Juin


     


    de 14h30 à 20h30


     


    Infos et inscriptions :


    http://rencontredescontinents.be/Cycle-Laurier-Approfondissement-en-cuisine-ecologique-et-politique.html

mai 2020 :

avril 2020 | juin 2020

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