Actualités du 2 avril 2019


  • Rencontre des Continents se joint à une cinquantaine d’acteurs de la société civile belge pour remobiliser sur cet enjeu crucial dans un contexte électoral où il nous faut refaire le lien entre enjeux climatiques et commerciaux !


    (En bas d’article, rappel au soutien d’un activiste dans le procès dit "procès des écrans" durant les actions "TTIP GAME OVER" en 2016. Solidarité ! ==> Soutiens bienvenus- / !\ Attention procès reporté au 10 avril 2019 !)




    Le CETA pourrait-il s’inviter à nouveau dans le débat public avant les élections de 2019 ? 50 organisations belges lancent un appel aux citoyens et aux élus, à la veille d’un premier avis à la Cour européenne attendu ce 29 janvier : "Plus que jamais, STOP CETA & ses semblables !" Mettons le commerce au service d’un monde juste et soutenable.


    À lire, relayer et à soutenir !


    https://www.cncd.be/Le-retour-du-CETA-un-enjeu-des


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    Vous pourrez réglementer mais parfois vous devrez payer”. Il y a deux ans, cette phrase prononcée par un représentant canadien défendant le CETA (accord commercial UE-Canada) avait fait tomber de leur chaise les Députés wallons, qui lui demandaient si effectivement le CETA risquait de faire payer la Wallonie lorsqu’elle légiférerait pour protéger la santé ou l’environnement. Le CETA risque sérieusement de revenir sur la table des décideurs belges avant les élections de 2019 pour approbation. Deux ans après la première saison de la « saga CETA », le moment est venu de rouvrir ce débat, non pas sur le seul CETA mais sur ce traité en tant que modèle, décliné dans d’autres traités en cours d’approbation. Nous refusons que ce type de traités devienne la norme et appelons à une politique commerciale au service du développement
    durable.

    Pourquoi reparler du CETA aujourd’hui ?


    Parce que les décideurs politiques belges pourraient avoir à se
    prononcer prochainement sur l’approbation du CETA. En effet, l’avis tant
    attendu de la Cour de justice de l’UE sera bientôt rendu – vers avril
    ou mai 2019. Celui-ci pourra différer substantiellement des conclusions
    de l’Avocat général qui sont annoncées pour ce 29 janvier. Dans tous les
    cas de figure, cela ouvrira la porte à de nouvelles décisions sur
    l’approbation du CETA. En effet, si l’avis nécessite une modification du
    CETA, la version amendée pourrait être « re-signée ». Quelle position
    adoptera chaque niveau de pouvoir belge sur cette signature ? Si le CETA
    reste inchangé, quelle attitude adopteront les 4 parlements en Belgique
    qui ne l’ont pas encore ratifié ?

    En quoi le CETA pose-t-il problème ?


    La Cour n’est appelée à se prononcer que sur une question bien
    précise : la compatibilité de la section 8.F (tribunal d’arbitrage) du
    CETA avec les traités européens. Il est essentiel d’obtenir cette
    réponse mais ce débat est loin de couvrir tous les enjeux posés par le
    CETA. La Cour ne se prononcera pas par exemple sur la compatibilité du
    CETA avec l’Accord de Paris sur le climat, le principe de précaution ou
    la sécurité alimentaire. Pourtant c’est bien parce que le CETA entrave
    ces avancées sociétales, parce qu’il menace emplois, salaires,
    agriculteurs, consommateurs, services publics et PME, parce qu’il
    renforce la capacité des lobbies d’affaires à freiner des mesures
    d’intérêt général, que tant de voix se sont élevées contre lui.


    Les dispositions problématiques dépassent largement la seule clause
    d’arbitrage : coopération réglementaire, liste négative, course vers le
    bas sociale et environnementale etc. Elles ont été analysées en détail
    par une large diversité d’acteurs.


    En effet, malgré les quelques progrès réalisés grâce aux instruments
    interprétatifs et déclarations qui ont été annexés au CETA en octobre
    2016, ceux-ci ne suffisent pas à le rendre acceptable. De sérieux
    problèmes subsistent, dont notamment :

    • Les modifications apportées à la clause d’arbitrage « ICS » n’apportent pas une réponse suffisante aux objections fondamentales.
    • Aborder la libéralisation des services par « liste négative » (tout ce qui n’est pas explicitement préservé est automatiquement libéralisé) crée trop d’incertitudes.
    • Le principe de précaution, qui est un fondement de la législation européenne en matière de santé et de sécurité des citoyens, n’est pas suffisamment protégé (selon une étude conjointe de l’Asser Institute La Haye et des Facultés Saint Louis Bruxelles).
    • Le système de « coopération réglementaire » ouvre la porte à une influence encore plus grande des lobbies d’affaires, pour faire passer leurs intérêts particuliers avant l’intérêt général.
    • L’accord est fondamentalement déséquilibré en ce qu’il fait primer les droits des investisseurs privés, accompagnés de sanctions, sur les normes sociales et environnementales qui en sont dépourvues.
    • La régulation pour prévenir toute nouvelle crise financière et son cortège de difficultés budgétaires sera rendue difficile par les règles de libéralisation financière du CETA.
    • Le CETA pourrait, selon une étude académique indépendante de la TUFTS University, entraîner des pertes salariales et d’emplois considérables et accélérer l’augmentation des inégalités.
    • L’agro-business qui domine le marché nord-américain dit vouloir utiliser le CETA pour faire tomber les « obstacles techniques » que sont les règles sanitaires. Leurs exploitations industrielles bien plus grandes permettront une concurrence déloyale envers les agriculteurs.

    Des impacts déjà perceptibles


    Après un an d’application provisoire du CETA, on constate déjà les
    premiers indices de ses impacts à long terme. Par exemple, le
    Gouvernement canadien utilise le mécanisme de coopération réglementaire
    pour dénoncer les réglementations en Europe sur le glyphosate en tant
    que barrière au commerce. Citons encore la loi Hulot en France sur les
    hydrocarbures, affaiblie suite à la menace d’une entreprise pétrolière
    canadienne d’initier une procédure d’arbitrage pouvant coûter des
    millions. La Ministre canadienne Freeland, qui était venue défendre le
    CETA jusqu’à Namur, a elle-même récemment admis que ce système
    d’arbitrage avait trop coûté aux contribuables et l’a retiré de son
    traité avec les USA.

    Des alternatives existent.


    Le commerce peut être vecteur de développement durable si les conditions sont réunies.


    Mais pourquoi ne pas rédiger les traités en ce sens ? Le CETA et ses
    semblables créent des disciplines commerciales assorties de sanctions,
    contrairement aux droits humains, sociaux et environnementaux qui en
    sont dépourvues. Ils créent ainsi une hiérarchie qui place de facto le droit au profit avant les droits humains, la santé, l’environnement et les droits sociaux.


    Pourtant il est possible d’inverser cette hiérarchie, par exemple via
    l’insertion dans les Traités de Commerce de clauses sociales assorties
    de mécanismes de plaintes et sanctions efficaces en cas de violation des
    normes de l’OIT ou encore via la négociation d’un traité bien différent
    telle celle lancée par le Conseil de Droits de l’Homme de l’ONU et qui
    doit aboutir à discipliner efficacement les firmes transnationales qui
    portent atteinte aux droits fondamentaux et à l’environnement.
    Malheureusement même si le Canada est favorable à des clauses sociales
    plus fortes, la Commission refuse de tenir son engagement suite à la
    crise wallonne de ré ouvrir la négociation du CETA sur ce point. Et
    s’agissant du traité de protection des droits humains et de
    l’environnement en négociation à l’ONU, ni la Belgique ni l’UE n’y ont
    apporté leur soutien explicite.

    Une mobilisation d’une diversité rare, efficace, un travail à poursuivre


    3,5 millions de citoyens mobilisés, ça fait de l’effet. Lorsqu’en
    2013 Karel De Gucht annonçait qu’il conclurait le traité transatlantique
    (TTIP) avant les présidentielles américaines de 2016, personne n’osait
    croire que nous arriverions à l’empêcher. Nous l’avons fait. Aucun
    gouvernement n’acceptait de saisir la Cour de justice sur le CETA. Nous
    l’avons obtenu. Personne n’avait entendu parler du CETA. Nous en avons
    fait la une des journaux en poussant la Wallonie et Bruxelles à refuser
    de signer les yeux fermés, avec le soutien de 72% de leur population.


    Mais le travail n’est pas fini : le modèle CETA a déjà fait des
    petits. D’une part l’UE prépare des traités semblables avec (notamment)
    le Japon, Singapour, le Vietnam, ainsi qu’un nouveau tribunal
    multilatéral pour protéger les firmes transnationales, et d’autre part
    la Belgique à son niveau annonce de nouvelles négociations bilatérales.


    Vu que les leçons de la première « saga CETA » n’ont pas été
    apprises, vu les décisions politiques à venir sur le CETA et ses
    semblables belges et européens, nous appelons les élus à s’engager pour
    un modèle commercial juste et durable, à refuser en l’état la
    ratification, la signature et la négociation sur base du mandat actuel
    de ces traités. Nous les appelons aussi à soutenir le traité en
    négociation à l’ONU pour qu’il assure le respect des droits humains,
    sociaux, environnementaux et de santé, par les firmes transnationales et
    l’insertion dans les traités de Commerce de mécanismes de plaintes et
    sanctions efficaces en cas de violations des normes internationales du
    travail. Nous appelons les partis politiques à s’engager à inclure ces
    priorités à leurs programmes électoraux pour 2019. Enfin, nous appelons
    les citoyen.ne.s à se tenir prêt.e.s à se remobiliser au cas où l’appel
    ci-dessus ne serait pas entendu.


    Le présent appel est ouvert à signature pour les
    organisations et mouvements de la société civile qui souhaiteraient le
    rejoindre.
    (Ils peuvent ajouter leur logo via ce formulaire)


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    https://www.facebook.com/events/376734389748962/



     


    Attention : report de l’audience du 12 février au 10 avril ⚠️

    En 2016, plusieurs écrans ont été détournés pour afficher des messages contre les traités de libre-échange TTIP- CETA. Un militant est aujourd’hui poursuit et risque de la prison et de lourde amendes !

    ➡️ Rassemblement en solidarité et contre la répression prévu le 12 février est reporté au 10 avril 13h place Poelaert
    Vous vous en rappelez sans doute, une première audience a eu lieu le 5 septembre 2018 lors de laquelle le procès avait été reporté.

    ➡️ Audience publique (vous êtes les bienvenu-e-s !) à 14h à la salle 01-17 du palais de justice.

    PROGRAMME :
    13h00-13h45 : Prises de parole
    13h45 : Entrée dans le Palais de Justice
    14h00 : Début de l’audience, bienvenue à toutes et tous, la salle : 01.17

    ➡️ Ces actions avaient été menées dans le cadre des mobilisations contre les traités de libre-échange, à l’appel de la campagne TTIP GAME OVER. Cet appel invitait à organiser des actions directes non-violentes et de désobéissance civile en vue de mettre un terme aux négociations des traités de libre-échange, notamment le TTIP et le CETA.

    Face aux poursuites judiciaires du militant, un comité de soutien a été créé et une vingtaine d’organisations ont publiés une déclaration de soutien : http://www.proces-ecrans-ttgo.be/declaration-de-soutien/
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    Déclaration de soutien :
    Suite au détournement d’écrans publicitaires pour diffuser des messages contre les traités de libre-échange en juillet 2016, un militant est poursuivi pour faits de sabotage et piratage informatique, il risque de la prison et une lourde amende. Nos organisations expriment leur solidarité et dénoncent le caractère répressif et disproportionné de la justice envers ces actions inscrites dans la lutte contre les traités de libres-échanges.

    Le panneau publicitaire géant Coca-Cola, situé place De Brouckère, avait été la cible d’une action, le 10 juillet 2016. Le logo avait été remplacé par le message "TTIP Game Over" - No more negotiations - No more free trade deals - It’s time for action", ainsi qu’un appel à la manifestation du 20 septembre contre les accords de libre-échange TTIP et le CETA qui avait rassemblée 15.000 personnes. Le procès reprend avec les mêmes faits reprochés trois autres panneaux publicitaires : place Stéphanie, rue de la Loi et à la Foire de Libramont. À la suite d’une enquête avec perquisition, un militant est appelé à comparaître le 5 septembre pour faits de sabotage et piratage informatique. Il risque théoriquement plusieurs années de prison et une amende allant jusqu’à 125 000€.

    Nous affirmons notre solidarité avec les militant.e.s victimes de répression suite aux actions directes menées dans le cadre de la lutte contre les traités de libre-échange, à l’appel de la campagne TTIP GAME OVER. Cet appel, qui invitait à organiser des actions directes non-violentes et de désobéissance civile en vue de mettre un terme aux négociations des traités de libre-échange, notamment le TTIP et le CETA, nous est apparu comme légitime, nécessaire et pertinent.

    L’objectif de ces actions reste pertinent puisque les parlements de l’Union Européenne, y compris la Wallonie, sont en train de ratifier l’accord de libre-échange avec le Canada (CETA). D’autres traités similaires, comme le Mercosur (qui concerne l’UE et certains pays d’Amérique Latine), sont en cours de négociations. Ces traités de libre-échange obéissent à une logique d’accumulation capitaliste qui fait passer l’intérêt des puissants au détriment des droits sociaux et des règles de protection de l’environnement, creusant encore les inégalités. Notre opposition au libre-échange se place du côté des personnes opprimées et contre toute forme de nationalisme. Nous dénonçons la logique d’ouverture des frontières aux capitaux et marchandises, alors qu’elles se ferment de plus en plus aux personnes migrantes.

    Nous considérons les modes d’actions utilisés dans le cadre de TTIP GAME OVER comme complémentaires aux actions menées par nos organisations et qui ont contribué de faire de cette lutte aux traités de libre-échange un mouvement largement suivi et diversifié : 1500 villes, communes et régions d’Europe s’étaient déclarées « hors-TTIP », marquant leur opposition à ces traités ; la plus grande pétition européenne avait été déposée avec plus de 3 millions de signatures ; de nombreuses manifestations et actions se sont déroulées dans différents pays européens.

    Nous donnons rendez-vous le 5 septembre le jour du procès (heure à définir), place Poelaert pour exprimer votre solidarité.

    Cette déclaration est signé par les organisations suivantes (si d’autres veulent rejoindre cet appel, merci d’envoyer un mail à amaury.ghijselings@gmail.com) :

    La ligue des droits de l’Homme, CNCD-11.11.11, FUGEA, Corporate Europe Observatory, Quinoa, POUR, D19-20, La CNE, le MOC, Forum Gauche Ecologie, Vredesactie, Les Amis de la terre, Réseau des GASAP, Ecolo J, FIAN, Réseau Ades, JAC, Ander Europa, Alliance nationale des Mutualités chrétiennes, JOC, Campagne STOP répression, Bruxelles Laïc, l’Union Syndicale Étudiante, Rencontre des Contients, ACRF, Agir Pour La Paix, ECVC, The Haagse Mug, MIG.


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    L’abattoir d’Anderlecht et la viande,


    symbole urbain


    des enjeux environnementaux et sociaux !


     


    Balade et Rencontre urbaine



    Il reste encore des places ! Si vous souhaitez rejoindre la balade, rendez vous Samedi à partir de 12h45 à l’entrée des abattoirs (sous les 2 taureaux) à l’adresse suivante : Rue Ropsy Chaudron.


     


    LE SAMEDI 6 AVRIL (après-midi) :


     


    Rencontre des Continents, Greenpeace, Eva VZW, IEB et le Forum Abattoir vous invite le samedi 6 avril après-midi, à discuter autour des enjeux liés à la viande et à l’abattoir en ville, le temps d’une balade et d’un atelier-débat.


     


    La présence même de l’abattoir à Anderlecht offre un cadre concret pour aborder de très nombreuses questions sociales et écologiques : place de la viande dans notre alimentation, cohabitation d’activité productive avec les nouveaux projets de logement, maintien et condition d’emploi, consommation locale et accessible à tous les estomacs et toutes les bourses, et bien entendu, surconsommation alimentaire, réduction des impacts environnementaux et bien-être animal à l’abattoir mais aussi en amont, dans les élevages et les transports.


     


    Au programme :

    • 13h00 – 15h00 : Deux balades exploratoires du site (nous restons en dehors de l’abattoir) animée par Forum Abattoir et ses partenaires.
    • 15h00 : Pause « goûter veggie » à prix libre.
    • 15h30 – 17h30 : Atelier-Débat dynamique animé par Rencontre des continents en présence de Daniel Cauchy (Rencontre des Continents), de Matteo De Vos, chargé de campagne écosystèmes (Greenpeace) et des membres des associations partenaires.


    Inscription gratuite, mais inscription obligatoire, limitée à 40 personnes pour les balades. La participation uniquement à l’atelier-débat est possible.


    Merci de remplir le formulaire suivant  :


    https://framaforms.org/inscription-samedi-6-avril-la-viande-et-nous-1551277553


     


    Infos


    Forum Abattoir, Cataline Senechal :


    cataline@forum-abattoir.org


     


    Rencontre des Continents, Sébastien Kennes, seb.kennes@rencontredescontinents.be


     


     



     


    Pourquoi l’abattoir d’Anderlecht ?


    A plusieurs titres, l’abattoir d’Anderlecht est devenu aujourd’hui une exception urbaine : une activité économique centenaire, rentable, dernière du genre à se maintenir au coeur d’une grande ville européenne, une activité économique pourvoyeuse d’emplois ouvriers et artisans et fournissant de la viande pour les habitants, indépendamment de leurs pratiques religieuses. Par sa situation, au coeur de la ville, l’abattoir peut rendre visible la chaine entre élevage et consommation de la viande, y compris son chaînon qu’on tend à dissimuler au fin fond des zonings industriels ; la mise à mort des animaux. Situé en lisière du canal, il est aussi au centre d’une zone en pleine mutation, qui est en passe de bientôt accueillir plus de trois cent nouveaux logements à proximité…


     


    Pourquoi nos associations partenaires ?


    La question de la viande est devenue centrale dans la transition de nos systèmes alimentaires pour des raisons écologiques bien sûr, mais aussi pour des raisons sociales et culturelle. À travers cet évènement, nous voulons dépasser les clivages entre « les pro » et les « anti » viande en mettant au coeur de notre questionnement à la fois la place laissée au choix.


     


     


    Pour aller plus loin

    1. Site du Forum Abattoir  : http://www.forum-abattoir.org
    2. Site d’Inter-environnement : http://www.ieb.be/
    3. Site d’EVA  : https://www.evavzw.be/fr/
    4. Site de Greenpeace :http://www.greenpeace.org/belgium/fr/nos-campagnes/agriculture-durable/solutions/-Moins-de-viande-et-de-meilleure-qualite/
    5. Dossier de Rencontre des Continents sur la question de la viande, Daniel Cauchy :http://www.jeudelaficelle.net/IMG/pdf/la_viande_dans_nos_assiettes_final_sam.pdf
    6. Dossier pédagogique autour du documentaire Lovemeatender : https://www.reseau-idee.be/dossier-lovemeatender.pdf


     


  • En octobre dernier, les 6 projets de recherche 2015-2018 de l’action Co Create ont eu le plaisir d’organiser le premier Forum Co Create. Ils ont invité différents acteurs à découvrir leurs résultats et ont élaboré 11 propositions pour une alimentation plus juste et durable à Bruxelles.




    Le Centre d’Appui a le plaisir de vous faire parvenir :



    - Les résultats et productions de chaque projet, rendus disponibles sur le site de l’action Co Create : www.cocreate.brussels (rubrique projets – résultats de recherche)
    - La publication qui reprend les 11 propositions du Forum
    - L’after movie du Forum. 


     


     


  • Bonjour à tou.te.s,


    On ne peut s’empêcher de vous présenter en avant première les futures pousses de printemps qui ne sont que de petites graines de vie encore dans leur coque. Ces petites graines vont voir le jour tout prochainement, ce sera une collection printemps-été !


    Alice, Daniele et Olivia sont heureux d’élargir encore un peu la grande famille qu’est Rencontre des Continents !



    (Alice-Daniele-Olivia)


    Pour accompagner l’éclosion de leur jeune pousse :


    - Alice - en charge notamment de la communication et de la formation "Hêtre - Découverte du secteur de l’AD" - sera en congés de début mai 2019 à début septembre 2019


    Daniele - responsable administratif et financier - prendra un petite pause dans l’été 2019


    Olivia - en charge de la coordination - sera en congés de début mai 2019 à mai 2020.


     


    Et nous accueillons avec grande joie Emilie qui prendra en charge la coordination à partir du mois de mai ! On vous la présente plus en détail tout bientôt dans la prochaine Newsletter ;)



     



  • L’appel


    Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des inferti­lités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.


    Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coqueli­cots ! Rendez-nous la beauté du monde ! Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection. Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse dans notre pays.


    Assez de discours, des actes.


    Promotion


    L’adresse à diffuser pour aboutir à cette page web : www.coquelicots.grappe.be


    L’argumentaire


    En finir avec les pesticides


    En 2009, le parlement européen et le Conseil européen adoptaient une directive instaurant un cadre d’action pour parvenir à une utilisation durable des pesticides.


    Trois postulats sont à la base de ce plan :

    1. On peut réduire l’utilisation des pesticides, mais on ne peut pas s’en passer si on veut améliorer la production agricole ;
    2. Aux faibles doses d’exposition, les pesticides sont inoffensifs ou, en tout cas, présentent peu de risques ;
    3. L’innovation permet de substituer des pesticides peu dangereux à ceux qui posent des problèmes pour l’homme et l’environnement.


    Ces trois postulats sont faux 

    1. L’agriculture biologique, la permaculture, l’agroécologie donnent des résultats remarquables sans pesticides de synthèse.
    2. On sait déjà depuis 20 ans au moins qu’il n’y a pas de seuil de sécurité pour l’apparition de certains cancers de même que pour certaines perturbations hormonales. Pour des pesticides suspectés d’être cancérigènes ou perturbateurs hormonaux, le risque existe, quelle que soit la dose d’exposition.
      Une étude récente (Environmental Health Perspectives du 27 juin 2018), conduite par des chercheurs de l’INRA et de l’INSERM, deux institutions françaises non suspectes d’écologisme militant, a mis en évidence l’effet cocktail de l’exposition aux pesticides : des rats nourris par des aliments contaminés par un cocktail de 6 pesticides, à des niveaux réputés inoffensifs ont développé une forte prise de poids, une augmentation du taux de graisse et un diabète chez les mâles, avec, pour les femelles, d’autres effets plus subtils.
    3. Le 15 avril 2018, un groupe de chercheurs français, biologistes et médecins a alerté les autorités nationales et européennes sur les risques potentiellement graves de l’utilisation de la nouvelle génération de fongicides, les SDHI (inhibiteurs du succinate déshydrogénase)*. Ces fongicides, utilisés à grande échelle depuis dix ans, se retrouvent dans les eaux et dans nos assiettes et sont ainsi susceptibles d’entrainer des dérèglements cellulaires, par blocage de l’enzyme SDH, laquelle est universellement présente chez les êtres vivants. Or les tests toxicologiques préalables à leur autorisation de mise sur le marché ignorent ce risque ce qui justifie pleinement la demande de suspension de cette autorisation.


    L’utilisation durable des pesticides est un leurre qui sert les intérêts industriels, mais permet de contaminer durablement notre milieu de vie, en toute légalité.


    En première ligne, les insectes victimes de cette contamination disparaissent. En 30 ans, la population d’insectes a diminué de 80 % en Allemagne. Comme les oiseaux sont très majoritairement insectivores, la raréfaction des insectes les affecte directement. La ligue belge pour la protection des oiseaux constate en 2018 une diminution de 60 % des oiseaux en milieu agricole en 28 ans dans notre pays. Le constat a eu lieu aussi en France et aux Pays-Bas.


    La conclusion la plus réaliste à tirer de ces faits accablants a été proposée aux citoyens suisses au cours de l’année écoulée. Une pétition réclamant l’interdiction de tous les pesticides de synthèse a recueilli en quelques mois 100 000 signatures. Ce résultat entraine selon la loi suisse l’organisation prochaine d’un référendum qui tranchera en toute légalité. C’est la voie à suivre. Comme nos voisins et amis français, exigeons aussi qu’il soit mis fin à une politique d’empoisonnement systématique de notre milieu de vie et de nos enfants au nom d’une illusoire compétitivité de l’agriculture.


    ____
    * Le boscalide est un de ces SDHI. Ses résidus sont les plus fréquemment mesurés dans les aliments contrôlés dans l’Union européenne.


    Les 100 primosignataires et les associations


     


    Les primosignataires (PDF).


    Les associations qui soutiennent l’appel.


    Écrivez-nous pour les rejoindre : info@grappe.be


  •  


    Qu’est-ce qu’un frigo solidaire ? Où en trouver à Bruxelles ? Comment en installer un dans son quartier ? Quel est leur impact en terme de lutte contre le gaspillage alimentaire ? Pour plus d’infos sur BE COOL, le projet qui facilite la gestion de frigos solidaires en Région bruxelloise, c’est par ici. 


     


    Un concept fort


    Le principe des frigos solidaires : lutter contre le gaspillage alimentaire en redistribuant aux plus démuni·es. Des denrées alimentaires récoltées auprès de commerces et de citoyens sont mises à disposition gratuitement dans ces frigos, et les personnes dans le besoin viennent s’y servir librement. Véritable dispositif de partage et d’échanges, le réfrigérateur contribue à la solidarité locale et crée du lien social.

    À Bruxelles, le premier frigo solidaire a vu le jour en 2014. Aujourd’hui, on trouve sept frigos dans six communes : Uccle, Woluwe-Saint-Pierre, Schaerbeek, Etterbeek, Ixelles et Saint-Gilles.


     



    Les bons gestes


    Les questions qui relèvent de la gestion d’un frigo solidaire sont nombreuses : quels types d’aliments peut-on distribuer ? Comment mettre en place un partenariat avec un commerce pour organiser la récupération des invendus ? Comment organiser la logistique et les urgences liées à la redistribution de produits dont la date limite de consommation est imminente ? Quelles sont les règles auxquelles le frigo est soumis ?


    Et enfin, quelles sont les difficultés et le freins que rencontrent les gestionnaires de frigo ? Quelles solutions concrètes peut-on envisager afin de faciliter le travail de chacun ?


    Afin de répondre à toutes ces questions, BE COOL a organisé un moment de rencontre et de réflexion au BEL à Tour & Taxis le 29 mars dernier. C’était l’occasion de partager des expériences vécues par les bénévoles des frigos bruxellois et soutenir le développement de nouvelles initiatives dans la Région. 


    Lien vers la page Facebook du projet


     

    Un guide pratique pour les frigos solidaires


    Pour stimuler le concept des frigos solidaires, l’équipe de l’asbl POSECO constituent un guide pratique sur « Comment créer et gérer un frigo solidaire en région bruxelloise ». Il se fait à partir de collecte de témoignages et de contributions d’acteurs qui contribuent à l’émergence de ce nouveau concept. Le guide sera publié et diffusé sur la plateforme Goodfood.brussels début mai 2019. Ce guide donnera les clés nécessaires pour créer et pérenniser son projet. Qu’il s’agisse de trouver un local, recruter des bénévoles ou se connecter aux acteurs clés de l’écosystème bruxellois, en passant par les bonnes pratiques de sécurité alimentaire, toutes les informations seront réunies pour faciliter la création et le succès de nouveaux projets. De plus, un événement aura lieu le 29 mars dans les locaux de Bruxelles Environnement dans le but de réunir pour la première fois les 7 frigos solidaires de la région bruxelloise. Ils auront également l’opportunité de rencontrer des parties prenantes pour créer des synergies, des partenariats et favoriser la création de nouveaux projets de frigos solidaires.

     

    En quelques mots et chriffres ...


    Mais au fait, qui sont ces frigos solidaires en région bruxelloise ? Le concept de frigo solidaire est en pleine expansion dans le monde entier. Rien qu’à Bruxelles, 7 ont déjà vu le jour dont 3 au cours de ces derniers mois, et ce n’est que le début, car au moins 4 autres sont en création. Il s’agit d’initiatives citoyennes qui offrent la possibilité à quiconque de venir chercher dans leurs frigos et surgélateurs des invendus ou restes alimentaires frais, tels que de la viande, des surgelés, des gâteaux, des fruits ou des légumes. Chaque initiative fonctionne de manière unique. La distribution est très peu conditionnée voire pas du tout, et les heures d’ouverture varient de 4h/semaine à 24h/24. Les personnes et les groupes à l’origine de ces projets ont des profils très variés. Par exemple, le Free Go de Schaerbeek a été lancé par une ASBL, tandis que le Frigo Partagé de l’ULB est le fruit de la collaboration entre un particulier et des étudiants. Qu’il s’agisse d’une école, d’une cantine, d’un restaurant ou d’une entreprise, chacun a la possibilité de se lancer à son échelle. Aujourd’hui, il est très simple d’ouvrir un frigo solidaire, et ces projets ont de plus en plus d’impact. En effet, un frigo solidaire à lui seul peut récupérer jusqu’à 60 tonnes d’aliments par an, profitant ainsi à plus de 400 personnes par semaine.

     

    Moi aussi je veux me lancer ! 


     


    Que vous soyez une ASBL, une école, une cantine, une entreprise, un restaurant ou même un particulier, si vous vous sentez concerné par le gaspillage alimentaire et que vous souhaitez vous lancer dans l’aventure créant un nouveau frigo ou en devenant partenaire d’un frigo solidaire existant, contactez-nous à l’adresse be.cool@poseco.org. Nous pourrons vous convier à notre Colloque pour les frigos et leurs partenaires stratégiques (le vendredi 29 mars) ou vous tenir au courant de la sortie du Guide.


  • Alors que nous n’avions pas encore pu réparer nos grandes serres et venions de recoudre la toile du dôme du rond central déchirées par la tempête, la nuit de samedi à dimanche la Ferme du Chant des Cailles a été victime d’un incendie.


    Une partie de l’abri à outils et une des serres pépinières de nos maraîchers ont été complètement détruits. Tous leurs semis de tomates, poivrons et aubergines ainsi que de nombreux outils et matériel indispensables à la production de légumes mais aussi la toile du dôme que nous venions de réparer ; tout est parti en fumée.


    Heureusement notre voisine Annick à le sommeil léger et a pu alerter les pompiers. Sans leur intervention, les maraîchers perdaient tout. Les pompiers et la police ont qualifié l’incendie de non-accidentel. Nous attendons d’en savoir plus mais ne pensons pas à un réel acte malveillant.


      


    La vue du sinistre le dimanche matin a profondément choqué tout le monde, heureusement les premiers récolteurs, jardiniers et citoyens sympathisants étaient déjà là pour nous soutenir.


    Un petit mail en interne de la ferme dimanche après-midi pour appeler à l’aide mais lundi matin il semblait déjà faire le tour de la toile.


    De très nombreuses personnes se sont manifestées pour apporter leur aide, et mettre leur temps et leurs compétences au service du projet. Certains sont venus prêter main forte pour remettre la ferme en état, d’autres sont venus apporter du matériel, d’autres encore ont témoigné leur soutien et certains ont apporté à boire et à manger pour les troupes.


         


    Grâce à vous, les images carbonisées font place à des images de solidarité, d’entraide et de générosité et confirment que c’est un projet que nous construisons ensemble et qui compte pour beaucoup de monde. Merci vraiment de tout cœur !!


      


    Il nous reste néanmoins une dernière grosse problématique à résoudre : la question financière.


    Le rachat du matériel détruit s’élèvera à plus de 15.000 euro, ce qui n’était pas du tout prévu au budget.


    Vous êtes nombreux à nous avoir proposé une contribution financière. Ceux qui souhaitent peuvent réaliser un virement sur le compte BE05 0018 0623 4875 avec la mention « Don soutien incendie – votre adresse mail – votre nom et prénom »


    D’avance, nous vous remercions de votre générosité et espérons pouvoir rapidement vous accueillir dans de bonnes conditions à la Ferme du Chant des Cailles.


    Toutes les infos sont ici : http://www.chantdescailles.be/category/les-nouvelles/


     

avril 2019 :

mars 2019 | mai 2019

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